Et toi, pourquoi tu roules ?

Noel, c’est pour bientôt. Alors que les cadeaux s’empilent sous le sapin qui sent bon la forêt et que les plus audacieux d’entre vous ont ramené un peu de mousse pour décorer la crèche à son pied, le moment est bien choisi pour entamer une réflexion philosophique de bas étage sur l’anti-consumérisme appliqué au VTT, histoire d’alimenter les discussions arrosées du réveillon autour d’un bon repas.

Cet article est en fait une énième tentative (oui, j’ai beaucoup de brouillons non publiés qui trainent) de développer quelques idées que j’essaye depuis un moment d’évoquer en les appliquant à plusieurs sujets tels que, surprise surprise, le VTTAE.

Puisque vous semblez nombreux à vous délecter du débat sur le vélo nucléaire et que vous appréciez mes analyses taillées à la serpe en version pioche de poche, je vous propose aujourd’hui sous ce titre inquisiteur un regard critique sur nos pratiques qui ne fera certainement pas consensus.

 

Aimer faire, ou aimer l’idée de faire


Toute activité ou presque peut être vue sous deux angles distincts. Celui, extérieur, du spectateur. Et celui, intérieur, de celle ou celui qui y prend part.

Prenez un film de Rocky : la sempiternelle histoire de l’underdog qui traverse des épreuves douloureuses sur le plan émotionnel, s’entraine comme un lion (bon ok, plutôt un ours polaire dans le cas du IV) avant de puiser dans ses dernières ressources pour vaincre un adversaire techniquement et physiquement meilleur que lui est un grand classique.

La romantisation de ce type de narration cache bien le quotidien d’un combattant : la lutte constante pour récupérer aussi vite que possible entre deux entrainements, les blessures à répétition, le “grind” perpétuel, l’accumulation des commotions cérébrales (notre pauvre Rocky n’aurait pas pu sortir deux mots sans bégayer à 40 ans) et la douleur physique qui n’ont rien, eux, de romantique. Les sports de combat sont un merveilleux exemple de ce concept : derrière l’image attrayante de l’épitome de la masculinité se cache une épreuve que très peu sont à même d’endurer avec le plaisir nécessaire pour la poursuivre à son but, observation constamment vérifiée dans les salles de combat pieds-poings ou de grappling pour ne citer qu’elles.

L’idée de triompher face à l’adversité est alléchante sur le papier, mais le voyage qui conduit à cette destination est souvent bien différent de l’idée qu’on s’en fait, et comme vous l’avez déjà entendu 3411 fois, si le voyage est plus important que la destination, on peut, s’il s’avère totalement dénué de plaisir, s’interroger sur la pertinence de l’entreprendre.

“La montée c’est dur, le sommet c’est beau, la descente c’est le pied…”

On peut avoir envie d’être celui qui réalise cette entreprise d’envergure tout en éprouvant un manque d’intérêt, voir un rejet de l’activité en elle-même au jour le jour. De nombreux athlètes de haut niveau ont mis fin à leur carrière en avouant être naturellement bons dans leur discipline mais ne pas vraiment aimer la pratiquer. A l’opposé, d’autres ont transformé leurs disciplines respectives en y injectant une passion sans cesse renouvelée.

Contre toute attente (ou pas), on retrouve la même dichotomie en VTT. L’idée de souffrir pendant des heures pour atteindre le sommet tant convoité avant d’entamer une descente sans autre pareille est bien attractive, mais nous sommes loin de tous approcher ces différentes phases de la même façon. Si elles semblent universellement définies (la montée c’est dur, le sommet c’est beau, la descente c’est le pied), elles sont en réalité vécues différemment d’un individu à l’autre.

On pourrait placer à un extrême du spectre de ces différences un phénomène récent mais déjà avéré qui touche le secteur du VTT à assistance électrique. Le marché de l’occasion se porte presque aussi bien que celui du neuf sur ce segment, grâce à une proportion considérable d’acheteurs qui se rendent compte une fois leur monture dans le salon que le moteur ne fait pas tout et que pédaler pendant des heures, c’est pas facile facile. Adieu les grands projets de gravir des sommets à la force du mollet nucléarisé, bonjour le bon coin et troc vélo pour limiter la perte financière.

Pourtant, loin de moi l’idée de limiter l’analyse à ces extrêmes et aux nouveaux entrants sur le marché du VTT, fusse t-il électrisé. En tant que rideurs réguliers, la possibilité est bien réelle de voir notre pratique évoluer dans le temps et la retrouver modelée par notre environnement jusqu’à ce qu’à un beau jour se demander comment nous en sommes arrivés là, et pourquoi nous roulons réellement. La bonne nouvelle, c’est que si l’on se pose la question, c’est avant d’arrêter, ce qui n’est malheureusement pas le cas de tout le monde.

 

Fun, performance et… Strava


La grille de lecture la plus simple d’approche est celle du fun et de la performance. Est-ce que ce qui prime est de se faire plaisir, ou de repousser sans cesse ses limites ? Si vous avez répondu que vous vous faites plaisir en repoussant vos limites pour gruger le test, vous tombez dans la seconde catégorie.

Ces deux visions qui semblent sous certains abords difficiles à concilier sont souvent chacune part d’un tout qui définit la pratique de chacun. Progresser tant techniquement que physiquement demande un investissement qui n’est pas toujours très fun. Le premier est souvent le fruit d’un risque calculé qui demande de se mettre dans des situations inconfortables, tandis que le second requiert un effort, voir un programme spécifique, qui peuvent parfois sembler détourner de l’attrait premier de la discipline.

Mais nous ne sommes pas tous égaux face à l’inconfort demandé par cette progression. Certains sont totalement averses au risque, pour des raisons aussi nombreuses que variées, qui vont du simple blocage mental au rejet total de la possibilité de se blesser sous peine de sérieusement impacter, par exemple, sa vie professionnelle. Je l’ai déjà évoqué ça et là, progresser techniquement demande de placer avec précision la barre de la prise de risque selon ses envies, ses attentes et ses contraintes.

A l’inverse, d’autres rideurs surfent la vague du danger et prospèrent dans un environnement qui les met constamment à l’épreuve, enivrés par les sensations procurées par ces montagnes russes émotionnelles.

Idem côté performance physique : là où certains pratiquants cherchent avant tout à passer un bon moment et n’ont pas de prétention particulière envers leurs capacités aérobiques, d’autres vont aller chercher la limite aussi souvent que possible, tout en prenant plaisir à le faire, avec une ferveur qui peut parfois suprendre et dérouter les premiers.

“L’application joue sur le sentiment de validation et repousse la satisfaction à l’après-sortie.”

Pour le meilleur ou pour le pire, Strava semble malheureusement faire peser un poids non négligeable dans la balance du côté de la performance, à tel point que la question en titre de cet article mérite parfois d’être posée. Pire, l’application joue sur le sentiment de validation et repousse la satisfaction à l’après-sortie. Le rush de dopamine et la satisfaction d’une sortie où l’on s’est dépassé sont remplacés par le sentiment positif ou négatif procuré par ses résultats.

Bien que Strava soit un formidable outil de progression, il semble aussi transformer notre discipline de manière insidieuse et nous faire oublier pourquoi nous roulons, ou pourquoi nous roulions. Il aura fallu que j’arrête de l’utiliser depuis maintenant presque un an pour le réaliser.

Depuis, fini les pics émotionnels au moment de regarder ses temps en rentrant d’une sortie, fini les runs sauvages à rouler comme un cochon en jetant la technique et le beau geste par la fenêtre pour gagner une seconde sur un segment en descente, fini les remords en constatant que j’ai effectué ma montée de référence en 16 minutes plutôt que 15 comme l’année précédente.

Si j’ai toujours roulé de manière très zen en montagne, les sorties autour de chez moi s’étaient en revanche transformées en quelques années en une course constante à la performance, tant en descente où je me prenais au jeu de décrocher la couronne dorée, qu’en montée, où, bien que me trainant honteusement en milieu de classement, revenir sur de moins bons temps qu’à l’accoutumée était synonyme d’échec.

“Elle a créé une catégorie de pratiquants devenus accros, qui ne roulent plus que pour elle.”

Comme je l’écrivais dans mon précédent article sur l’outil, tout n’est pas à jeter dans Strava, loin de là. Mais j’ai souvent le sentiment que l’application de référence a pris une telle part dans le quotidien de beaucoup de rideurs qu’elle a créé une catégorie de pratiquants devenus accros, qui ne roulent plus que pour elle. Et franchir la mince barrière qui nous sépare de cette zone sombre est bien trop facile. Un jour vous coupez une épingle pour gagner deux secondes, un mois plus tard c’est un sentier qui est défiguré parce que les passages tout-droit se succèdent chaque jour, comme au bois du mollard.

Bref, ne plus voir ses temps est un sentiment de liberté retrouvée. Plus de pression pour monter toujours plus vite, le retour aux zouaveries en descente plutôt que le sérieux d’un segment tout à fond. Bref, le retour à ce qui est pour moi l’une des composantes fondamentales du VTT, les sensations de flow en descente.

Ce n’est pas par hasard que j’ai choisi Glisse Alpine comme nom pour le site : j’ai toujours retrouvé dans le VTT des sensations de sport de glisse. Rouler librement sur les singles (avec de la mousse c’est encore mieux) c’est un peu comme faire sa trace dans la poudre quand rouler sous la pression du chrono revient à carver sur piste de manière agressive les jambes en feu. Les deux peuvent procurer du plaisir, mais quitte à choisir je prendrais 30 jours de peuf et une session piste par saison plutôt que l’inverse.

 

L’engrenage de la course à l’armement perpétuelle


Image, performance et fun se mêlent dans le discours marketing de toutes les marques de l’industrie, et à juste titre. Le meilleur des produits au monde ne peut se vendre sans un effort marketing adapté, et ceux qui affirment le contraire en jetant le bébé avec l’eau du bain n’ont probablement jamais approché de près ou de loin la commercialisation d’un produit à moyenne ou large échelle (parce que oui, on ne parle pas ici de revendre votre récolte de pommes bio à vos voisins).

Il est donc logique que l’industrie du cycle exploite ces trois leviers pour vendre sur un secteur que les nord-américains aiment appeler un sport de dentiste. En écrivant ces lignes j’ai d’ailleurs un très à propos flash-back récent d’un ami porschiste qui manqua de s’étrangler lors d’un diner quand je lui annonçais qu’une paire de roues assez lambda coûtait environ 400€ et que les prix des modèles les plus haut de gamme atteignaient les 2000€. J’évoquais aussi récemment la réaction de ma banquière au moment d’acheter le Tues il y a quelques années, prise entre l’incrédulité et l’effroi de voir plusieurs milliers d’euros partir dans un vélo.

“Il est très facile de rentrer dans un engrenage fou où l’on cherche constamment à changer quelque chose…”

Bref, nous avons parfois tendance à l’oublier et à manquer de perspective, mais le VTT tel que nous le pratiquons est un sport dispendieux, où le matériel peut faire l’objet d’une véritable fascination. Son image et son accessibilité le rendent attractif pour un large panel de pratiquants issus de toutes les catégories socio-professionnelles (ça y est, j’ai placé mon terme bateau de l’article) ou presque, dont une partie qui possède un pouvoir d’achat important. Partie qui, on l’oublie trop souvent, permet en achetant du matériel haut de gamme aux marques de décliner ensuite des modèles milieu et bas de gamme qui profitent à tout le monde.

Comme beaucoup de disciplines qui reposent sur une composante matérielle, il est tentant de vouloir constamment améliorer sa machine. Pour plus de vitesse, plus de grip, plus de facilité. Il est très facile de rentrer dans un engrenage fou où l’on cherche constamment à changer quelque chose, un consumérisme délirant où chaque échec est du au matériel et où la machine devient la star de chaque sortie.

Cette quête va souvent main dans la main avec le dictionnaire à excuses lors des sorties de groupe. Roger a du mal à pédaler parce qu’il lui faut un plateau ovale, Pierre-Daniel, parce qu’il a un pneu arrière trop peu roulant. Jean-Paul est largué en descente parce qu’il lui manque 10mm de débattement, Joseph a besoin de faire une prépa sur sa fourche parce qu’il n’arrive pas à se régler au demi-clic près et Norbert, qui a réglé ses pneus au manomètre à main au PSI près avant de partir, est maintenant en train de relâcher sauvagement de l’air au doigt mouillé parce que s’il ne passe pas un seul obstacle, c’est parce que ses pressions ne sont pas bonnes, sans doute parce qu’il a gravit 300m de dénivelé entre temps. Quand à Didier, il a des jantes de 28mm et il se dit qu’il faudrait vraiment qu’il passe à 32mm parce qu’au bout de sa dixième sortie il sent carrément le pneu rouler sous les appuis, et ça lui permettrait d’envoyer aussi fort que le petit jeune devant avec son endurigide qui ne pédale même pas en sortie de courbe.

Il n’y a bien sûr rien de mal à se faire plaisir, mais encore une fois la question qui se pose est 100% personnelle : est-ce que j’aime aller rouler pour les sensations, pour l’effort, pour essayer du nouveau matos, ou pour être devant ?

“La différence pour le commun des mortels se fait de plus en plus souvent dans la tête qu’autre part.”

L’évolution du matériel VTT, fulgurante pendant quelques années, a maintenant marqué le pas. Les différences se font à la marge. Il est possible de faire des sorties All-Mountain avec des machines de XC ou rouler en station avec des AM sans devoir se poser trop de question. A notre niveau, il devient difficile de faire la différence sur du matériel haut de gamme, et des voix s’élèvent au sein de l’industrie pour mettre un frein à des tendances poussées davantage par le marketing que par un réel gain comme les jantes exagérément larges ou le néfaste surcroît de rigidité. Bref, la différence pour le commun des mortels se fait de plus en plus souvent dans la tête qu’autre part.

Un triste constat est qu’une part non négligeable de rideurs court le classique train de l’upgrade rapide, la main prise dans cet engrenage, cet engouement pour du matériel toujours plus performant, qui les entraine jusqu’au sommet de la technologie dans ce fol élan de consumérisme qui demande toujours plus, toujours mieux, et n’est nourri que par cette quête matérielle. Ils font ensuite malheureusement le constat que leur seul moteur a toujours été cette quête du matériel ultime, et après un parcours désenchanté c’est la fin du voyage dans la sphère VTT.

J’ai eu la chance d’emménager à un jet de pierre de superbes bikeparks et de casser ma tirelire pour acheter une machine de descente. Une des meilleures décisions de ma vie de vététiste, non seulement parce que cinq saisons (et un grand ménage dans les composants à tendance auto-destructives) plus tard c’est toujours une machine qui me donne la banane et ne cesse de m’inviter à la pousser chaque jour davantage dans ses retranchements, mais surtout parce que l’accès à ce type de monture dédié à la descente a segmenté ma pratique.

Du jour au lendemain, toutes mes prétentions d’upgrade de mon All-Mountain se sont envolées en réalisant que je n’avais sur ce vélo pas réellement besoin de mieux. Pendant longtemps j’avais pensé à l’upgrade, j’avais voulu mieux, mais était-ce réellement nécessaire pour passer partout et me faire plaisir ? Absolument pas. J’avais voulu mieux car j’idolâtrais la machine ultime, une dangereuse condition qu’il convient finalement de n’associer qu’à une pratique saine sous peine de violent retour sur terre.

 

Et le VTTAE là-dedans ?


Après avoir tripoté le sujet un moment, le rejet du VTTAE par une partie de la communauté m’est soudain apparu comme limpide une fois analysé à travers ces trois filtres.

Ceux qui considèrent que rouler avec un moteur électrique sur le cadre c’est tricher ou que le VTTAE ressemble plus à la moto qu’au vélo ne se dressent pas contre une catégorie de machines qui briserait tout ce qui fait que nous aimons le VTT. Non, ils s’érigent contre des machines qui tournent en ridicule la vision purement orientée vers la performance physique qu’ils défendent de la discipline.

“Le VTTAE est un concentré de fun et de pur plaisir qui vient encourager son rideur à s’amuser.”

Le VTTAE est un concentré de fun et de pur plaisir qui vient encourager son rideur à s’amuser. Il vient mettre à mal le concept du “earn your turns”, il pourfend celui de la descente qui se mérite (deux concepts qui n’ont de vraie valeur que sur un plan purement individuel), et surtout il brise en morceaux l’image élitiste du sectaire warrior de la bicyclette qui s’entraine assidûment avec son maillot couleur sponsors, son moule-bite de compétition (avec UCI stripes de préférence), et attend chaque année une nouvelle édition du Roc d’Azur pour faire prévaloir sa badassness.

Je l’ai déjà répété maintes fois ici, le VTTAE n’est en aucun cas réservé à celles et ceux qui veulent rouler en dépensant un minimum d’efforts. Tous comptes faits ses détracteurs ne sont pas les rideurs qui aiment se surpasser à la montée avec la banane : ceux-là se sont déjà rendus compte que le format ne les empêchait absolument pas de le faire. Ils sont peut-être davantage ceux qui se font mal non pas par plaisir, mais parce que c’est la chevaleresque image qu’ils ont construit d’eux-même, celle d’un sportif aux jambes d’acier qui chevauche son destrier au poids plume pour atteindre le sommet de la colline en première position.

Le VTTAE est là pour celles et ceux qui aiment tantôt se balader entre les sapins en reniflant les effluves du printemps et en observant les papillons, et tantôt descendre en se jouant des obstacles du terrain en choisissant les lignes les plus originales.

Bref, le VTTAE est là pour celles et ceux qui aiment le VTT et veulent faire plus avec le temps et l’énergie qu’ils ont à disposition. Et au final, est-ce qu’aimer le VTT ne devrait pas plutôt vouloir dire aimer prendre son pied sur les singles plutôt que devant un trophée Strava ?

 

Le mot de la fin


Bien sûr, rien n’est tout à fait noir, ni tout à fait blanc. Peu de rideurs roulent  en détestant chaque seconde passée sur la selle parce qu’ils “achètent” l’image du vététiste qu’ils veulent projeter. Il y a au final peu de rideurs qui ne roulent que pour faire la course par écran interposé sur Strava, tout du moins en VTT, la stravamania sur route en milieu urbain étant un autre problème. Et rares sont ceux qui ne roulent que pour exhiber leur monture à 8000€ qu’ils upgradent et remplacent mois après mois. Mais ils existent. J’en connais, et vous en connaissez sûrement.

Au final, chacun a ses propres raisons pour rouler, et porter un jugement de valeur sur les motivations des uns ou des autres n’a jamais été ma motivation pour l’écriture de cet article. Au contraire, comme vous avez du vous en rendre compte, ma volonté part plutôt du bord opposé, d’un retour aux sources de ma pratique personnelle et le rejet d’influences extérieures qui tendraient à définir l’idéal duquel soit s’approcher le “bon” pratiquant.

Parce que clairement je ne suis pas ce “bon” pratiquant. Je privilégie le télésiège l’été, je ne vais jamais enquiller 3,000m de D+ en une journée, intégrer une navette à une sortie ne me pose absolument aucun problème, je supporte le développement du VTTAE, et, je l’avoue, j’ai rajouté un bifton de 500 pour un Tues carbone parce qu’il était quand même infiniment plus sexy qu’en version alu.

Puisque la nouvelle année est l’occasion de prendre de bonnes résolutions, peut-être est-ce donc l’occasion d’un retour aux sources, l’occasion de se poser quelques questions simples pour revenir sur ce qui fait vraiment l’attrait de la discipline pour chacun d’entre nous. Les réponses seront différentes pour tous, mais faire un point sur sa pratique et réévaluer ce qui est à nos yeux le plus important est une des meilleures façons de maximiser ce que le peu temps dont nous disposons pour rouler nous apporte.

Et toi, pourquoi tu roules ?

 

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Sébastien

Papa de Glisse Alpine et homme à tout faire depuis 2016. Rideur. Editeur. Photographe. Développeur. SysAdmin. Web Perf. SEO. Marketing. Café.

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4 commentaires sur “Et toi, pourquoi tu roules ?

  • 27 décembre 2019 à 19 h 56 min
    Permalink

    Bonjour Sébastien,

    quel plaisir de constater que d’autres partagent mes élucubrations de philosophe de comptoir !!
    Ce soucis de ” se connaitre soi même ” peut se cristalliser sous le prisme du sport et/ou de sa passion et nous apporter dans notre quotidien.
    Comme tu dis, une fois les réponses trouvées, souvent, sinon systématiquement multiples, nous pouvons essayer de faire évoluer notre pratique dans l’une ou l’autre des directions choisies, pour ma part et nous nous rejoignions à nouveau, l’essentiel reste le plaisir ( je crois avoir compris cela dans ton excellent article ) saupoudré d’une once de compétition envers soit même et pourquoi pas de temps en temps flatter son ego d’une pincée de stravamania …

    La course à l’armement n’est à mon sens que l’arbre qui cache la forêt et le luxe ultime n’est il pas d’avoir le temps d’enfourcher sa monture plutôt que de surmonter un montage full XTR ou XX1 ?
    Pour ma part le choix est fait, s’amuser en essayant de conserver un certain équilibre, ce qui reste le plus complexe !!

    Excellentes fêtes de fin d’année à toi et tes lecteurs
    Cédric

    Répondre
    • 28 décembre 2019 à 10 h 46 min
      Permalink

      Salut Cedric,

      En effet on se rejoint !

      Ce que tu dis sur l’équilibre est très juste, c’est à mon sens indispensable à tous les niveaux, que ce soit dans la façon de modeler notre pratique pour qu’elle nous apporte le plus de plaisir une fois en selle ou d’un point de vue plus général l’intégrer dans notre vie de manière durable.

      Merci et bonne année à toi ! 🙂

      Répondre
  • 1 mai 2020 à 21 h 11 min
    Permalink

    Bonjour ,
    Mon collègue de sortie et moi avons retrouve plaisir a faire du sport grace au vtt ,il a commence avant moi a se renseigne sur un velo typé pour notre region rocailleuse du sud de la france , une fois sa becane arrivé , je ne saisissais pas la difference entre un velo a 300€et un a 1000,2000,3000€etc ,ca me paraissait être complètement demusere , pour moi tous les vélos se ressemblait .. Jusqu’au moment ou jai essaye son velo , jai cru que l on m avait transforme physiquement , une position beaucoup plus en arrière ayant l impression de rouler en harley davidson, un cintre gigantesque compare a celui de mon rockrider des pneus d une largeur non règlementaire a mes yeux d amateur, j ai fait une session de montee avec, ca m a complètement Transforme , a partir de mon retour de cette sortie , je me suis mis a me renseigne et a apprendre les differences entre trail enduro all mountain dh etc…. J ai cru que j allais jeter l éponge ,puis jai essayé de voir ce qui correspondrait a mon budget et la…ce fut le drame entre ce qu’on souhaite avoir et ce que l on peut s’offrir,,, mon dieu, je lui ai dis ,j arriverais jamais a trouver entre des marques qui font des entrées de gamme hors de prix ,des vélos d occasion a des prix raisonnables qui n’ont pas de garantie ..
    J ai vu un nombre incalculable de videos qui me disaient tout et son contraire , donc comme dans tous les domaines ,a un moment faut se lancer et essayer ..
    Jai enfin trouvé la bête ,une affaire du siecle(a mes yeux) , je lai reçu ,jai pu aller l essayer et jai été stupefait,, je suis exite de pouvoir m offrir un nouvel horizon de possible ,moi jaime sortir faire du sport dans la nature au plus possible , me dépasser dans les montees pour avoir des bonnes cuisses qui brulent une fois en haut et une grosse banane quand je vois le panorama ,la descente reste encore a mon niveau tres attirante mais je veux d abord perfectionner ma technique avant de penser a relâcher les freins ahahahah
    J espère ne pas avoir été trop long .
    Je voulais te remercier de la creation de ce blog et de ces nombreux articles non sponsorise (pas comme certains..) j aime beaucoup ta philosophie et ta plume est tout simplement excellente a mes yeux ,
    Merci , bon deconfinement , peut être on se croisera un jour sur des sentiers .
    Lionel de claret dans le Sud

    Répondre
    • 2 mai 2020 à 18 h 53 min
      Permalink

      Salut Lionel,

      Merci d’avoir pris le temps pour relater ton expérience et bon courage pour la suite !

      Répondre

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