Freins VTT : tout savoir sur la gamme Shimano

Place à Shimano cette semaine pour conclure à travers ce dernier volet mon dossier sur les freins VTT. La marque nippone qu’on ne présente plus se situe comme l’autre poids lourd du marché face à son concurrent nord-américain dont nous avons épluché l’offre il y a peu.

Depuis ce qui parait être une éternité, Shimano segmente son offre en gammes complètes qui incluent l’ensemble des composants de transmission et freinage qu’elle produit. Nous allons aujourd’hui nous consacrer sur les plus communément présentes sur nos montures en délaissant le bas de gamme. Adieu donc Acera, Alivio et Deore, bonjour SLX, XT, XTR, Zee et Saint.

Pour ne pas changer, je vous conseille d’avoir lu au préalable mon article qui explique comment choisir ses freins VTT afin d’être au clair avec la terminologie employée dans les lignes qui suivent.

Vous trouverez également une liste des différentes marques ci-dessous, mise à jour au fil de la parution des articles respectifs :

 

SLX M7100 et M7120


Shimano SLX M7100 M7120

Shimano décline avec SLX une version plus abordable de la gamme XT. En ce qui concerne le freinage, les différences sont marginales.

Suivant un schéma que l’on retrouvera tout au long de cet article sur les différentes séries, la marque nippone propose deux déclinaisons de ses solutions de freinage SLX : une version deux pistons M7100 davantage orientée XC/Trail et une version quad-pistons M7120 plutôt tournée vers l’AM/Enduro.

Hors esthétique, le maître-cylindre est identique pour les deux moutures qui se différencient au niveau de l’étrier. Les M7100 et M7120 embarquent comme leurs grands frères la technologie ServoWave qui permet de faire varier l’avance des plaquettes selon la position du levier pour rapprocher le point de contact en début de course et augmenter la puissance de freinage sur le reste de la course.

En parlant de levier, il diffère légèrement de ses grands-frères sur la série SLX et fait fi de la texture présente sur les XT et XTR. Le réglage de la garde est possible via une molette, mais celui du point de contact est absent, ce dernier point constituant la seule différence majeure entre la version SLX et XT.

Côté étrier on trouve pour chaque déclinaison un modèle en aluminium dont le corps est fait de deux pièces qui renferment deux pistons en céramique de 22mm pour le M7100 et deux paires de 15 et 17mm pour le M7120.

Le poids de l’ensemble manette, étrier et durite est annoncé par la marque à 425g pour le M7100 et 444g pour le M7120.

Pas le choix niveau couleurs, les freins SLX optent pour un traditionnel schéma noir et gris.

 

XT M8100 et M8120


Shimano XT 8100 8120

La gamme XT est centrale chez Shimano, encadrée par SLX d’un côté et XTR de l’autre. Comme expliqué précédemment, XT et SLX sont quasiment identiques, ce pourquoi nous allons retrouver plus ou moins les mêmes spécifications.

Le maître-cylindre utilise ainsi la techno ServoWave et permet tant le réglage de la garde sans outil que celui du point de contact via une vis à l’empreinte cruciforme. Le levier en aluminium est texturé.

Comme les gammes SLX et XTR, la commande utilise un collier I-Spec EV. Cette dernière mouture du standard I-Spec possède un point d’ancrage davantage centré sur le maître-cylindre qui s’appuie à son extrémité contre le cintre, configuration, qui, selon la marque, permet de gagner en rigidité. Ce collier permet également une grande liberté de réglage pour le shifter rattaché qu’il est possible de faire pivoter sur une plage de 60°.

Comme sur tout le reste de la gamme Shimano, l’huile minérale est depuis la nuit des temps le fluide plébiscitée par la marque pour ses freins hydrauliques.

On trouve à nouveau un étrier en aluminium deux-pièces propre à chaque déclinaison, deux pistons de 22mm pour le M8100 et quatre de 15 et 17mm pour le M8120.

Le poids annoncé par la marque est logiquement en baisse par rapport aux SLX, avec la version 4 pistons affichée à 410g, valeur comprenant toujours une commande, étrier et durite.

Au niveau couleurs le noir et gris est toujours de rigueur, dans une teinte légèrement plus claire que les modèles SLX.

 

XTR M9100 et M9120


Shimano XTR M9100 M9120

La série XTR représente le pendant “Race” du XT, et c’est donc tout naturellement que les freins de la gamme se concentrent sur la réduction du poids, avec encore une fois une déclinaison M9100 dédiée au cross-country et au trail et la M9120 aux pratiques plus énervées. Chaque modèle premium a un focus différent, le premier n’hésitant pas à laisser de côté une bonne dose de puissance pour abaisser le poids au maximum sur un segment XC qui peut se contenter d’une puissance moindre, tandis que le second ne fait pas de compromis dans ce domaine.

Sur la version M9100 à deux pistons, Shimano fait usage du magnésium pour alléger le maître-cylindre et le levier passe au carbone dans le même but. L’ajustement du point de contact disparait et celui de la garde perd sa molette au profit d’une vis avec empreinte 6 pans de 2mm. La technologie ServoWave disparait également sur ce modèle.

Le nouvel étrier monobloc en aluminium est complètement différent de celui employé sur ses petits-frères, malgré l’utilisation faite des habituels pistons céramiques de 22mm.

Sur la version M9120 à quatre pistons, la marque reprend beaucoup des spécifications de ses grands-frères Zee et Saint. Le maître-cylindre adopte le même diamètre que ces derniers, bien que le réservoir soit plus petit. Contrairement au M9100, on retrouve les grands classiques de la gamme : ajustement de la garde sans outil, réglage du point de contact et techno ServoWave pour offrir un maximum de puissance.

Si le maître cylindre est également en magnésium, le levier fait fi du carbone et reste en aluminium.

L’étrier n’est quant à lui pas monobloc, contrairement au M9100, et emploie les mêmes paires de pistons céramiques de 15 et 17mm que le reste des modèles quad-pistons.

Shimano annonce un poids de 312g pour le M9100 et 385g pour le M9120, poids qui inclu commande, étrier et durite.

A nouveau la firme nippone ne laisse aucun choix au niveau couleurs et l’on doit se contenter d’une livrée argent avec lettrage noir.

 

Zee (M640) et Saint (M820)


Shimano Zee Saint

Pour conclure cette revue des différents modèles Shimano, place aux légendaires Saints et leur petit-frère Zee. Ces deux modèles sont tournés vers le DH, bien qu’on les retrouve sur pas mal d’enduros en monte aftermarket.

Les différences entre le modèle haut de gamme et l’offre meilleure marché se situent principalement au niveau du maitre-cylindre qui diffère légèrement et adopte un capot en plastique. Le M640 fait également l’impasse sur le réglage du point de contact présent sur le M820 tandis que l’ajustement de la garde se fait avec une clé allen sur le premier et via une molette sur le second.

On trouve sur les deux modèles le même étrier massif constitué de deux pièces qui renferment deux paires de pistons en céramique de 15 et 17mm. Celui des Zee est livré avec des plaquettes classiques sécurisées par une goupille tandis que côté Saint on trouve d’origine des plaquettes à ailettes sécurisées par le système d’axe vissé et de circlip.

Si ces modèles de freins vous intéressent, je vous recommande chaudement mon test Shimano Saint M820 où vous pourrez également en apprendre davantage sur la technologie ServoWave.

La marque donne le combo commande et étrier (sans durite) à 410g pour les Saint et 430g pour les Zee.

Un seul schéma de couleur pour ces modèles : noir et gris pour les Zee, noir, gris et or sur les Saint.

 

Le mot de la fin


La segmentation historique que propose Shimano semble logique quand on suit le monde du VTT depuis un moment, mais à bien y réfléchir elle peut rebuter plus d’un débutant qui la découvre à cause de l’accent mis sur le niveau de raffinement, de prix et de poids plutôt que les fonctionnalités.

Quoi qu’il en soit, depuis le lancement des étriers quad pistons SLX, XT et XTR, la firme propose un étagement solide avec pour chaque niveau de finition un produit cross-country/trail et un autre davantage tourné vers l’all-mountain et l’enduro. Après s’être décidé pour une version à deux ou quatre pistons, le choix d’une gamme ou d’une autre est affaire de budget et de poids, les performances étant souvent très proches d’une série à l’autre.

Accessoirement, la marque nippone n’échappe pas à la tendance des pages produit d’une utilité douteuse, allant même jusqu’à proposer des traductions abracadabrantesques sur la version française (“les cyclistes de gravity” ?) et même des informations erronées, comme un réglage de la garde sans outil sur les Zee. I am not impressed by your performance, Shimano.

 

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