Comment choisir une fourche VTT : performances

Dans ce deuxième volet de mon dossier sur le choix d’une fourche VTT et après s’être intéressés à la question de la compatibilité, je vous propose aujourd’hui de voir comment aborder celle de la performance. Au vu du nombre déjà pléthorique d’articles dédiés aux fourches VTT sur le site, il s’agit ici de comprendre comment s’articule le marché dans son ensemble, avec quand c’est nécessaire et utile un renvoi vers les sujets existants sera fait pour en apprendre davantage sur chaque partie.

Bref, sans plus attendre, je vous propose donc de plonger dans l’aspect performance du choix d’une fourche VTT.

 

Marques : positionnement, image, et réalité


Commençons par un mot sur les marques, histoire de mettre le sujet de côté par la suite et traiter la sempiternelle question “Quelle est la meilleur marque de fourche VTT ?”

Comme dans tous les domaines, les marques présentes sur le marché ont un positionnement qui diffère l’une de l’autre, certaines se voulant clairement premium, voir élitistes, tandis que d’autres font le grand écart entre haut de gamme et bas de gamme. Toutes ont leurs adeptes et leurs détracteurs, et celles optant pour la seconde voie pâtissent forcément de l’image renvoyée par des produits rendus abordables par de nombreux sacrifices quant à leurs performances et/ou leur fiabilité, qui déteint sur les options plus haut de gamme proposées, qui peuvent pourtant s’avérer compétitives en termes de performance face à la concurrence, et proposées à des tarifs attractifs. Bref, il faut garder en tête que malgré la force de l’image renvoyée par une marque à travers son positionnement marketing, la vérité en termes de performances se trouve dans le test, et celle en termes de fiabilité… est toujours difficile à déterminer précisément de manière totalement objective.

“Cette notion de haut de gamme et bas de gamme est très fluide dans le domaine du VTT.”

Comme abordé plus tôt, deux marques nord-américaines s’octroient la plus grande part du marché “enthousiaste” : Fox (la marque au renard) et Rockshox (détenue par le géant SRAM). Cette dominance passe notamment par les options proposées en première monte ou OEM : la très vaste majorité des VTT sont proposés à la vente avec une fourche venant de l’une ou l’autre de ces marques. Les modèles les plus haut de gamme sont souvent équipés en Fox, tandis que les fourches Rockshox sont déclinées jusqu’à l’entrée de gamme. Ceci reflète le positionnement de chacune de ces marques : Fox se positionne très largement sur le haut de gamme, tandis que Rockshox couvre une plage de budgets bien plus étendue.

Cette notion de haut de gamme et bas de gamme est très fluide dans le domaine du VTT, puisqu’on peut l’appliquer à de nombreux niveaux, ce qui rend difficile son appréciation précise et le positionnement de chaque modèle pour le néophyte. Fox et Rockshox proposent comme nous le verrons des déclinaisons plus ou moins dispendieuses dans leur “haut de gamme”, et si l’on peut considérer qu’une Domain est l’alternative “bas de gamme” d’une Zeb, elle reste au regard du marché de la fourche VTT dans son ensemble un modèle relativement haut de gamme, avec zéro chance de se retrouver sur un vélo de supermarché. Bref, tout comme une Boxter est à l’élite porschiste qui roule en GT3 RS ce qu’une Clio Campus est à ceux qui s’émeuvent d’une Mégane RS, tout est relatif.

“Manitou pour les nostalgiques, DVO pour les amateurs de bling, Cane Creek pour les yankees.”

Puisqu’on parle d’entrée de gamme et de vélo de supermarché, il est temps de faire entrer un troisième acteur, que j’introduit ainsi en collant totalement à l’image qu’il véhicule bien malgré lui : SR Suntour. Malgré un élan considérable sur le haut de gamme depuis maintenant pas mal d’années, la marque asiatique souffre toujours de son positionnement. Suntour est le premier fabricant de suspensions au monde en termes de volumes écoulés, et domine tous les segments du cycle autres que celui du VTT “enthousiaste”. Son expertise et ses infrastructures font ou ont fait d’elle un partenaire privilégié pour des marques très premium comme DVO faisant appel à ses services pour produire leurs modèles. Pourtant, la marque décline également une offre haut de gamme, à des tarifs très compétitifs, qui n’a rien à envier aux modèles concurrents. Ce problème d’image est typiquement celui que les marques qui se limitent au segment premium veulent à tout prix éviter : beaucoup de pratiquants débutent avec un VTT d’entrée de gamme, équipé d’une fourche Suntour qui pour vendre un vélo à moins de 1000€ a été produite pour quelques euros, et gardent une image négative tant du produit que de la marque associée.

Pour éviter ce problème d’image de marque, Fox a profité il y a peu de l’acquisition de Marzocchi, acteur historique, pour en faire son alternative milieu de gamme. La manœuvre est un grand classique pour acquérir des parts de marché sans faire perdre à la marque mère son prestige, et la firme au renard déploie petit à petit depuis 2015 des versions meilleur marché de ses technologies à travers les modèles Marzocchi.

Une marque n’a toutefois pas ce problème et se cantonne strictement au très haut de gamme : Öhlins. Le spécialiste suédois mythique en sport automobile s’est lancé sur le marché du VTT au milieu des années 2010 et propose aujourd’hui un nombre réduit de modèles qui prennent à contre-pied la tendance toujours plus grande des principaux acteurs du marché à multiplier les déclinaisons pour tous les budgets, et ne sont disponibles que dans une version haut de gamme proposant des réglages exhaustifs.

Au-delà, d’autres options existent, que je listerai ici dans leur plus pure stéréotype : Manitou pour les nostalgiques, DVO pour les amateurs de bling, Cane Creek pour les yankees ou EXT pour… je ne sais trop qui.

 

Quelle fourche pour quelle pratique et quel débattement ?


Face à chaque pratique telle que décrite dans mon article sur le choix d’un VTT, les marques positionnent un ou plusieurs modèles qui sont ensuite disponibles en plusieurs configurations. Chez les deux principaux fabricants, Fox et Rockshox, on trouve respectivement la 32, 34, 36 et 38 face à la SID, Pike, Lyrik et Zeb pour des pratiques cross-country, Trail/AM, AM/Enduro, et… Enduro ++. Contrairement à la marque au renard, celle appartenant au géant rouge décline toutefois des équivalents un peu plus bas de gamme au nom différent pour ces pratiques, comme les Reba, Revelation, Yari et Domain.

Remplacer par “mieux” peut donc se faire selon plusieurs axes. Couramment, par un modèle directement plus haut de gamme, tel qu’une 36 Factory au lieu d’une 36 Rhythm, Lyrik Ultimate au lieu de Lyrik Select, ou encore Zeb au lieu de Domain. On profite alors souvent d’une cartouche différente et de petites optimisations sur lesquelles je reviens un peu plus loin dans cet article. Il est aussi courant de vouloir partir sur un modèle plus rigide et/ou performant en descente, par exemple d’une 34 vers une 36, ou récemment via le lancement des 38 et Zeb côté enduro d’une 36 ou Lyrik vers ces 38 et Zeb.

“Il est courant de vouloir s’octroyer un ou deux centimètres supplémentaires.”

Lors de cette montée en gamme, la question se pose très souvent d’une évolution du débattement, et il est courant de vouloir s’octroyer un ou deux centimètres supplémentaires. Aujourd’hui beaucoup de modèles haut de gamme s’appuient sur une partie air permettant de modifier le débattement pour quelques dizaines d’euros, ce qui rend le choix plus facile : on peut prendre le même débattement qu’avant, puis l’augmenter par la suite, ou inversement. Passer sur un modèle plus rigide comme décrit précédemment offre également plus de choix dans les débattements longs, puisqu’une fourche avec des plongeurs/fourreaux au diamètre plus important est typiquement disponibles dans des débattements plus grands, destinés à des pratiques plus engagées.

Est-il cependant vraiment opportun d’aller vers un débattement plus important lors d’un remplacement ? La réponse à cette question mérite un article à part entière, et s’il n’existe pas de réponse universelle, c’est l’occasion de noter que ce changement n’est d’un côté pas anodin, puisqu’il modifie sur le papier la géométrie du vélo sur beaucoup de points, mais d’un autre côté pas drastique non plus, puisque si 10mm sont perceptibles sur le vélo, ils ne transforment pas à eux seuls une machine en foudre de guerre. Il mérite à mon sens ici qu’on s’attarde davantage sur la qualité que la quantité, et les performances de la partie hydraulique sont bien plus déterminantes qu’un ou deux centimètres de débattement.

“Une option différente n’est pas forcément mieux ou moins bonne, mais affaire de compromis.”

Lors d’un achat de vélo neuf, la comparaison à travers les solutions proposées entre modèles peut s’avérer compliquée, une option différente n’étant pas forcément mieux ou moins bonne, mais affaire de compromis dans un sens ou dans l’autre. Par exemple, une Fox 38 n’est pas fondamentalement meilleure qu’une 36, et l’on peut raisonnablement arguer qu’une 36 Factory est préférable à une 38 Performance, puisqu’elle s’appuie sur une partie hydraulique plus performante qui offre également davantage de réglages. Bref, une fois n’est pas coutume, on entre ici dans un sujet tentaculaire qui dépasse la portée de cet article.

Enfin, malgré la mainmise de la marque au renard et du géant rouge sur les suspensions OEM, pour celui ou celle qui cherche à remplacer une fourche existante il est intéressant d’élargir son champ de vision pour potentiellement faire ses emplettes chez d’autres marques. On peut notamment comme évoqué précédemment citer Suntour, qui offre souvent un excellent niveau de performance à des tarifs très compétitifs, Marzocchi qui depuis son rachat par Fox a hérité des technologies de la marque pour maintenant se positionner comme un milieu de gamme qui manquait à celle-ci, ou encore Öhlins, référence sur le segment de la course auto/moto qui à l’inverse propose des options premium qui ont leurs adeptes.

 

Gammes et niveaux relatifs de performance : réglages, poids, rigidité, architecture


Depuis maintenant plusieurs années, Fox et Rockshox sont passé sur le modèle automobile que j’aime appeler “niveau de finition” sur leur segment “enthousiaste”. La comparaison a je trouve du sens, puisque dans la même trempe qu’une Clio Campus sous-optionnée qui ne livre ses détails qu’une fois arrivé aux petits caractères de la fiche technique, la gamme Fox “Performance” ou Rockshox “Select” constitue le “bas de gamme” de ce segment enthousiaste dont il est parfois difficile sur certains modèles OEM de discerner ce qu’ils offrent exactement.

Heureusement pour vous, j’essaye de maintenir à jour depuis plusieurs années deux articles, l’un dédié aux séries Rhythm, Performance, Performance Elite et Factory chez Fox, l’autre aux Select, Select+ et Ultimate chez Rockshox pour lister ce que chaque finition inclue… Ce qui évolue chaque année et selon les modèles, voir en sous-marin sur les pièces OEM. Il faut donc lors d’un achat scruter avec attention la fiche technique du produit, et se reporter le cas échéant sur le site constructeur… quand il publie les données ou qu’elles sont accessibles.

Mais que sont donc ces caractéristiques qui évoluent selon chaque gamme ?

“Comme pour tout sujet ou presque, il y a forcément un article pour vous aider sur Glisse Alpine.”

Les deux points principaux sont la cartouche hydraulique et les réglages offerts par cette dernière. C’est un élément fondamental des performances d’une fourche, et la montée en gamme voit souvent les possibilités de réglages augmenter, et les cartouches évoluer vers des versions plus performantes. On peut par exemple trouver chez Fox une cartouche GRIP en Performance et GRIP2 ou FIT en Factory, avec un réglage à trois positions et compression basse vitesse sur la première tandis que la seconde propose rebond et compression basse et haute vitesse, mais pas la troisième. Le sujet étant à nouveau tentaculaire, je vous renvoie si vous voulez en savoir plus sur les deux articles cités précédemment. Il faut noter qu’un remplacement de cartouche par une version plus haut de gamme est souvent possible et peut constituer un upgrade intéressant depuis du matériel en première monte.

Les autre caractéristiques qui évoluent à travers ces différents niveaux de finition sont souvent liés au châssis et à des optimisations plus accessoires. Ce travail au niveau du châssis peut amener via l’utilisation d’alliages différents ou d’une architecture optimisée à gagner en poids en montant en gamme, tandis que l’on peut par exemple trouver un revêtement des plongeurs, des joints racleurs plus haut de gamme, ou des valves de purge des fourreaux sur les modèles plus dispendieux.

Dans ce que l’on peut considérer comme le milieu et bas de gamme chez Rockshox, dont l’offre s’étend bien davantage que Fox vers des modèles meilleur marché, comme chez la majorité des autres marques, la dénomination relativement standard reprend le dessus, avec une nomenclature qui inclue souvent dans le nom du modèle les réglages disponibles. Un modèle “RC” permet donc le réglage du rebond (R) et de la compression basse vitesse (C), tandis qu’un modèle R2C2 permet de régler rebond basse et haute vitesse, compression basse et haute vitesse. Et ainsi de suite : RC2, RL (remote lockout ou bloquage avec à commande à distance de la fourche), LORC (lockout ou bloquage, mais sans commande, rebound, compression) etc…

Une fois n’est pas coutume, les fiches de spécifications peuvent s’avérer obscures, mais comme pour tout sujet ou presque, il y a forcément un article pour vous aider sur Glisse Alpine, notamment ceux inclus plus haut qui expliquent les différences entre fourches pour chaque marque. Dans le doute, il y a l’index des articles du site, ou la fonction de recherche.

“Ca dépend pour qui, pour quoi, et c’est à considérer au cas par cas.”

Côté ressort, le marché est très largement dominé par les options air, malgré des tentatives récurrentes de ressusciter le ressort coil. Paradoxalement, ce dernier est pourtant un standard sur le bas de gamme et très bas de gamme, et je vous encourage donc à lire l’article précédemment introduit si vous voulez comprendre les avantages et inconvénients de cette option. Si l’on fait son shopping dans le bas de gamme, le choix entre une fourche à ressort hélicoïdal ou air est un no-brainer : le second permet d’ajuster la raideur de ce ressort d’un coup de pompe, ce qui sur le segment est un pas de géant. Sur le milieu à haut de gamme, la base maintenant disponible sur tous les modèles ou presque et visible par l’utilisateur pour se régler comprend la pression permettant d’ajuster la raideur du ressort et des cales permettant de modifier l’évolution de la résistance opposée par celui-ci dans le débattement, qui constituent un socle solide pour ajuster la fourche à son gabarit et sa pratique.

Le dernier point à élucider pour vous est peut-être celui du gain de performance à travers ces gammes. Il n’y a pas de réponse universelle à ce sujet : ça dépend pour qui, pour quoi, et c’est à considérer au cas par cas. Mais une règle assez simple que j’adresserai au lecteur néophyte est la suivante : si un modèle monté sur un vélo relativement bon marché ne figure pas dans l’un de mes articles dédié aux fourches de la marche, c’est certainement une option très bas de gamme qu’il vaut mieux mettre de côté pendant que le bas de laine grossit tant le fossé en termes de performances est grand par rapport à une tranche plus “milieu de gamme” de la trempe d’une Revelation ou Yari. Là commence le marché que j’appelle “enthousiaste”, positionné au-dessus de ce que pas mal de marques de vélos nomment le segment “Sport” qui constitue leur entrée de gamme.

 

Du papier au terrain : un choix cornélien ?


Les options sont ainsi pléthoriques pour qui veut changer de modèle ou comparer ceux présents sur des vélos complets. On a vu jusqu’ici comment naviguer les fiches techniques, mais qu’en est-il de l’apport réel de chaque élément vis à vis des performances apportées sur le terrain à nos montures ? Comment estimer l’apport d’une cartouche plus haut de gamme chez un même fabricant ou la différence entre celles proposées par deux marques différentes ? Quels réglages sont indispensables, et lesquels sont facultatifs ?

Comme souvent dans cet article, la réponse à ces questions varie largement selon les attentes et le niveau de chacun. Puisque mieux vaut voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide, réjouissez-vous : une fourche est un système indépendant dont on peut plus facilement jauger la performance qu’un amortisseur, dépendant de la cinématique de chaque cadre. Faute de pouvoir soi-même tester sur le terrain de manière plus ou moins exhaustive le modèle convoité, il ne reste que les tests des différents outlets pour se faire une idée.

“Le marché a évolué dans la bonne direction.”

La question des réglages essentiels est en revanche plus simple à résoudre. Si j’ai toujours prêché sur Glisse Alpine l’importance à mon sens d’avoir accès aux quatre sacro-saints réglages (rebond et compression haute et basse vitesse), le marché a évolué dans la bonne direction depuis les décevants balbutiements des leviers à deux ou trois positions. Si sur un amortisseur le gold standard est pour moi d’avoir ces quatre réglages pour éviter les erreurs de casting, la situation est bien plus nuancée pour une fourche, qui, à nouveau, est un système indépendant.

Aujourd’hui, une cartouche “entrée de gamme” comme la GRIP présente sur les modèles Rhythm de Fox (bref, le bas de gamme du haut de gamme en mouture OEM) propose des performances très attractives et des réglages à mon sens suffisants, avec un levier à deux ou trois positions mais un ajustement de la compression basse vitesse dans la position ouverte. Comme expliqué plus tôt, tous les modèles air sur le segment “enthousiaste” proposent actuellement de régler tant la pression que le volume de la partie air, ce qui offre bien plus de flexibilité qu’il y a dix ans et permet d’être assez correctement réglé sans avoir accès à la compression haute vitesse. Attention également au fait que le levier à deux ou trois positions dont l’utilité varie pour chacun disparaît souvent sur les cartouches qui proposent les quatre réglages.

“Le vrai test ultra-révélateur reste celui effectué sur le terrain.”

Un point important à noter cependant est que ces réglages externes ne peuvent couvrir correctement qu’une plage restreinte d’utilisations, dans le sens où ils sont centrés sur des gabarits moyens pour des utilisations classiques. Les très petits gabarits qui sollicitent peu le matériel ou les gros gabarits qui envoient du lourd peuvent sortir de cette plage, selon les cartouches. L’approche face à ce problème varie selon les marques, Fox sur ses modèles Factory haut de gamme qui proposent les quatre réglages externes couvre une très large plage mais ses cartouches plus limitées ne bénéficient pas de solutions clés en main pour l’utilisateur qui se trouve dans ce cas de figure. Rockshox propose en revanche depuis longtemps une documentation étoffée qui permet si l’on s’en sent capable de ré-arranger soi-même la pile de rondelles pré-contraintes dans la cartouche pour changer la plage sur laquelle les réglages externes de compression et rebond opèrent.

Faire son choix par rapport aux modèles présents sur le marché est une démarche qui évolue selon son niveau, ses connaissances et ses attentes. Plus l’on est expérimenté, plus il est facile de cerner ce que chaque option apporte et la confronter à nos besoins. Je ne l’apprendrai pas aux rideurs qui se situent dans cette catégorie (et qui m’entendent le radoter sur Glisse Alpine depuis des années) : l’irremplaçable vrai test ultra-révélateur reste celui effectué sur le terrain. Il ne faut donc pas hésiter à saisir la chance de rouler du matériel que l’on ne connait pas du tout d’une manière ou d’une autre. L’erreur pour le pratiquant plutôt débutant est de penser qu’il ne saisira pas les nuances d’un matériel trop “performant”, mais ce type d’expérience est mon sens très enrichissant pour situer les différents niveaux de performance que chaque gamme permet d’atteindre.

Enfin, pour vous faire une idée des considérations à tenir lors de ce choix, si (et seulement si) vous avez beaucoup de temps devant vous, je vous renvoie vers mon article marathon sur le choix de composants selon l’ordre de prix visé, qui contient notamment une partie dédiée aux fourches. Il a maintenant deux ans, mais les considérations pratiques et le raisonnement global n’ont pas changé.

 

Le mot de la fin


J’espère que le deuxième volet de ce guide vous aura permis d’y voir plus clair dans la manière dont l’offre est structurée, et les gains à attendre lors d’une montée en gamme.

Force est de constater que traiter le sujet s’avère difficile tant l’approche est différente selon le niveau d’expérience de chacun. J’ai donc essayé de traiter les bases pour qu’il soit abordable par les pratiquants débutants, tout en donnant assez de clés à ceux plus expérimentés. Comme d’habitude, je vous encourage à me donner votre feedback dans les commentaires, et je ne manquerai pas de mettre cet article à jour avec plus d’explications sur un point particulier si elles s’avèrent nécessaires et appropriées.

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Sébastien

Papa de Glisse Alpine et homme à tout faire depuis 2016. Rideur. Editeur. Photographe. Développeur. SysAdmin. Web Perf. SEO. Marketing. Café.

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