Débuter le VTT doit idéalement passer par le semi-rigide : mythe ou réalité ?

Au moment où je démarre l’ébauche de cet article, nous sommes un samedi soir, et il est 21h42. Comme depuis plus d’un mois, je cours après le temps pour tant bien que mal abreuver vos esprits en quête permanente de contenu, petit jeu auquel la victoire semble parvenir à se défiler semaine après semaine.

Après m’être résolu à frénétiquement parcourir le web US de référence afin de trouver un sujet pour l’article à paraître cette quinzaine (il faut bien avouer qu’il ne se passe pas grand chose en ce moment dans le petit monde du VTT mis à part la surcharge des hôpitaux après Rampage et SRAM qui pique des noms de snowboard à Burton pour ses nouvelles créations qui rejoignent le panthéon des suspensions contrôlées électroniquement, la révolution assurée tous les quatre ans qui fait pschiit sans faillir à chaque fois), je suis tombé sur cet intriguant, bien qu’étonnamment creux, édito de Singletracks sur les avantages de débuter en semi-rigide.

Le lien est tout trouvé avec une réflexion que je me faisais en répondant à un commentaire la semaine dernière : en tant que pratiquants réguliers (acharnés ?), avons-nous une vision décalée de l’expérience vécue par l’immense majorité de vététistes débutants ou débrouillés ? Bref, on ne répondra pas à cette question aujourd’hui, mais c’est une chose à garder en tête pour se pencher sur les avantages du semi-rigide lors de ses premiers tours de roue, et s’il présente encore un intérêt initiatique clairement défini de nos jours.

 

Un débat partisan


Parler du semi-rigide ce n’est même pas nager en eaux troubles, c’est juste y tremper les orteils. On voit à peine quelques vaguelettes se former à la surface, et sans autre signe avant-coureur, on se fait happer la moitié de l’appendice pédieux par un inconditionnel de l’endurigide, par Jean-Robert qui a commencé sur un tout-rigide en 1964 et roule toujours sur un groupe Campagnolo ’89 adapté de la route, par Justinien qui passe les DH noires avec son gravel en manual, ou encore Régis qui enchaîne neuf sorties de 90 bornes chaque semaine et pour qui la perte de rendement induite par un vélo aux tubes disjoints représente la plus vile infamie.

Bref, comme pour le débat qui porte sur le VTTAE, et comme finalement beaucoup de sujets au sens large, il y a au sein d’une partie de la communauté un biais certain reposant sur une expérience personnelle et des convictions fondées sur un idéal ou une analyse initiale que l’on tente de défendre coûte que coûte, conjugué au phénomène de groupe qui semble limiter toute proclivité envers une réflexion hors des sentiers battus. C’est moche, mais c’est la vie. Nous essaierons d’éviter tout cela ici, mais full disclaimer, j’ai commencé sur un tout-rigide dans les années 90, je devrais donc à priori avoir selon la police des internets le droit de dire du mal des vélos qui ont au moins un bout qui ne s’enfonce pas dans l’autre.

 

Le semi-rigide permet de mieux apprendre les bases


L’argument phare en faveur du semi-rigide pour les débutants a toujours été qu’il constituait un outil permettant un apprentissage plus stricte de la technique. C’est probablement vrai, tout du moins en partie comme nous le verrons par la suite, mais est-ce un argument qui doit à lui seul orienter ce choix toutes autres choses considérées ?

On peut à mon sens arguer que le choix de débuter en pédales automatiques est bien plus préjudiciable que débuter en semi-rigide d’un point de vue technique, ce qui relativise fortement l’opprobre qui peut être jetée sur le choix d’un tout-suspendu pour débuter. C’est pourtant une critique qui est très rarement adressée envers celles-ci, et sur laquelle je vais donc revenir.

“Le semi-rigide oblige à gérer le terrain d’un point de vue “micro” plutôt que “macro””

Le semi-rigide n’apporte vraiment qu’un avantage sur le plan technique : obliger à absorber le moindre impact en étant très réactif sur le vélo. Il pêche toutefois si l’on se destine à rouler plus tard un tout-suspendu dans le sens où il ne prépare pas au jeu avec la suspension arrière et aux transferts importants qu’elle permet. S’il est techniquement possible de prendre des appuis marqués sur un semi-rigide, en jouant notamment avec la petite marge offerte par le pneu pour les renvoyer, c’est une opération extrêmement délicate pour un débutant, qui même sur un tout-suspendu qui permet de le faire bien plus aisément de manière naturelle, ne s’intéressera probablement de manière poussée à la question qu’après bien des sorties.

Le semi-rigide oblige également à gérer le terrain d’un point de vue “micro” plutôt que “macro”. Par ses capacités limitées, il demande en effet de se concentrer sur des obstacles de petites taille que l’on peut se permettre sur un tout-suspendu de majoritairement déléguer au vélo pour se concentrer sur la topologie du terrain avec un regard plus haut niveau. Difficile par exemple de prendre un appui franc dans un champ de racines ou un pierrier quand on doit se concentrer avant tout sur l’absorption de ce dernier. Cette propriété du semi-rigide mise en avant comme un point positif peut donc se révéler limitante à moyen terme.

“Les mauvaises habitudes acquises via les pédales automatiques sont bien plus préjudiciables”

Les mauvaises habitudes acquises via les pédales automatiques sont au contraire bien plus préjudiciables puisqu’elles ont tendance à totalement mettre de côté la notion d’appuis corrects sur le vélo. Une fois les pieds vissés sur les pédales, on oublie totalement que c’est via celles-ci que l’on drive le vélo, et l’on reporte le poids sur le cintre. Plutôt qu’être au centre du pilotage, initiateurs dans bien des conditions, les pieds sont relégués au rôle de suiveurs, puisqu’ils sont de toutes manières et de tous temps solidaires du vélo. Les inconvénients supposés d’un apprentissage via le tout-suspendu font pâle figure à côté de la myriade de problèmes engendrés par ces pédales automatiques, qui en font à mon sens un sujet bien plus important dans ce débat que la présence d’une suspension arrière.

Comme le note le site de la mono-trace et comme j’y faisais référence dans mon édito sur la progression et prise de risque, progresser c’est avant tout optimiser sa prise de risque selon son profil, et la confiance est primordiale pour y arriver. Un vélo plus “performant” n’est pas forcément une béquille permettant de tacler des terrains sinon inenvisageables, c’est aussi un facilitateur permettant de dépasser des barrières psychologiques souvent très éloignées d’un réel challenge technique, barrières qui se dressent en nombre sur le long et sinueux parcours du débutant.

 

Le semi-rigide est plus fun


J’avoue ne pas trop comprendre cet argument, et pourtant, il semble admis qu’un semi-rigide c’est super fun, less is more, tout ça tout ça. Je prends de fait, dans un sens, en surface tout du moins, le contre-pied de la position défendue dans mon article prônant des vélos aux débattements raisonnables, adaptés aux terrains sur lesquels on évolue. Et l’avis de chacun sur la question dépendra justement en partie des terrains visés : le semi-rigide peut-être fun à certains endroits, et pas à d’autres. Sans aller très loin dans l’analyse, le tout-suspendu permet à minima de s’économiser à la montée comme à la descente pour profiter davantage de sa sortie sur les terrains qui le demandent, et ce seul argument pèse lourd pour celles et ceux qui sont amenés à fréquenter les terrains en question.

Surtout, le tout-suspendu amène une dynamique absente (ou presque) du semi-rigide. Je me souviens lors des premiers tours de roue effectués sur une telle machine avoir eu l’impression de découvrir un nouveau monde.

“Le tout-suspendu amène une dynamique absente (ou presque) du semi-rigide”

La conception d’une suspension arrière performante et au comportement enviable est une entreprise complexe, les choix possibles sont nombreux, et les débats entre ce qui constitue la meilleure option tant en termes de cinématique que de ressort ou d’hydraulique, constants. C’est parce qu’elle occupe une place primordiale sur un VTT moderne que cette suspension suscite tant d’intérêt, et c’est parce que son apport est si prégnant qu’elle mérite sa place.

Il me semble que refuser de voir l’attrait débordant du tout-suspendu ne peut être que le résultat d’une vision et pratique très limités, consistant à rouler un tout-suspendu de la même façon que l’on roulerait un semi-rigide, comme un skieur sur piste dénigrerait la poudreuse car il va dans les deux cas d’un point A à un point B, et que sur la neige fraîche il ne peut carver, refusant de voir l’intérêt des cinquante centimètres de bonheur (!) sous ses pieds avec lesquels jouer.

Il y a certainement une fracture avec d’un côté ceux pour qui l’essence du VTT est le “pilotage” à basse vitesse, qui serait plus technique, les amoureux de l’épingle, les fou-furieux du T8 avec deux kilomètres de vide de chaque côté pour qui chaque mètre avalé en frôlant la mort est une petite fierté supplémentaire. Et de l’autre, ceux qui apprécient le plaisir simple de jouer avec le vélo à bon train sur trois dimensions.

 

Le semi-rigide coûte moins cher


Clairement, si l’argent est centre de décision, le semi-rigide constitue haut la main l’option meilleur marché pour se mettre au VTT. Que ce soit en termes de prix d’acquisition, ou en coût et facilité d’entretien, le format aura toujours pour lui cet avantage qui peut réellement faire pencher la balance.

La vraie question porte davantage sur l’investissement dans un semi-rigide pour le pratiquant qui finira un an plus tard par passer au tout-suspendu, ce qui est un schéma relativement courant. Comme pour tout, le problème est le même et la solution peu évidente : faut-il sortir les billets quand on ne sait pas encore exactement ce que l’on veut et si l’on va persévérer pour économiser à terme, ou la jouer plus prudemment et opter pour la demi-mesure dans un premier temps, quitte à dépenser plus au final ?

Cette question reste à l’appréciation de chacun, et n’appelle à mon sens aucune réponse définitivement tranchée tant les situations sont nombreuses et différentes. Notons simplement que comme déjà évoqué et comme j’y reviendrais, confort, facilité et agrément sont autant de facteurs qui vont dans le sens d’une pratique plus appréciable qui pousse à rouler aussi souvent que possible.

 

Poids et facilité d’accès


Un autre argument à priori en faveur du semi-rigide pour débuter est celui du poids et de la facilité apparente de l’engin. Il est à mon sens à nuancer à deux niveaux : la différence de poids, et la différence de géométrie.

La différence de poids est présente mais compte t-elle vraiment à ce point ? Nous sommes en 2021 et le boom du VTT passe par l’électrique et ses vélos qui accusent une dizaine de kilos d’embonpoint. Toutes les catégories jusqu’au Trail ont par ailleurs tendance à prendre du poids, avec des suspensions toujours plus rigides et proposant toujours davantage de débattement. Si les semi-rigides restent globalement plus maniables et faciles à plier en quatre, il faut peut-être chercher (la vérité ?) ailleurs.

“L’endurisation du semi-rigide ne l’a pas porté en termes de géométrie aux extrêmes des tout-suspendus”

Malgré le hype de l’endurigide qui semble être repassé en mode sous-marin, l’endurisation du semi-rigide ne l’a pas porté en termes de géométrie aux extrêmes des tout-suspendus. L’empattement d’un Shan GT actuel atteint avec peine en XL les 1207mm, équivalent à un Trance X 29 en taille M. De manière générale, la géométrie des semi-rigides, aussi agressifs soient-ils, se destine davantage aux évolutions agiles à basse vitesse qui facilitent la vie aux débutants. Comme évoqué dans mon article sur les différentes géométries, ou encore celui sur le choix d’un VTT à la bonne taille, il n’y a rien de pire pour un débutant que se retrouver sur un paquebot démesuré en carbone ultra-rigide.

On peut enfin noter que si le semi-rigide parait à géométrie équivalente plus réactif, c’est tout simplement parce qu’il l’est. En le délestant de la suspension à l’arrière, on perd une partie de grip, ce qui rend la roue bien plus prompt à décrocher au moindre transfert de masse ou obstacle lui faisant perdre pied. Le lien avec le boitier de pédalier est également et tout simplement plus direct, la suspension n’étant pas là pour absorber l’énergie et les mouvements du pilote.

En ce sens le semi-rigide est donc en effet plus adapté aux débutants. Est-ce toutefois un avantage suffisamment important pour qu’il se démarque favorablement ? A mon sens non : même si l’évolution des géométries a majoritairement tué les tout-suspendus très faciles, il reste des modèles qui permettent de progresser en gardant une bonne dose de réactivité sans devoir atteindre Mach 3 pour avoir l’impression de tenir autre chose qu’une limousine entre les mains. Encore une fois, il est question de faire le bon choix (et donc de lire Glisse Alpine en ce sens), plus qu’inexorablement trancher en faveur du semi-rigide.

 

C’est un… rite de passage ?


Je n’avais encore jamais considéré cet aspect avant la lecture de l’article de Singletracks, mais je dois avouer que si j’ai relu plusieurs fois le paragraphe en question pour comprendre où l’auteur voulait nous emmener avec ses histoires de McDojo et d’organisations hiérarchiques exprimant pleinement le principe de Peter, il semble finalement bien représenter le sentiment se dégageant d’une partie de la communauté.

C’est une vision qui me parait assez éculée et peu à jour, point sur lequel je reviendrai un peu plus loin. Un rite de passage est davantage un événement ponctuel qui marque la transition d’un état à un autre, mais si l’on considère dans son ensemble l’expérience acquise en semi-rigide comme un mal nécessaire (un rite de passage étant outre l’aspect cérémonieux le plus souvent une épreuve à surmonter afin de démontrer une aptitude particulière), la question de la nécessité du mal est vous l’aurez compris en lisant cet article loin pour moi d’être tranchée de manière positive.

“Cette notion me semble donc à la croisée des chemins entre tradition dépassée, fantasme nombriliste et fardeau superflu”

Dans la vie courante, qu’elle soit professionnelle ou plus mondaine, les exemples de situations inconfortables dans lesquelles un individu est placé afin de lui enseigner des leçons non évidentes au premier abord sont nombreuses, et cet exemple me rappelle farouchement ce très instructif discours de William McRaven. Pourtant, une situation opposée existe également : on trouve tout autant de positions ne menant à aucune croissance pour l’individu, qui n’ont d’autre but que tester la motivation, pour rester positif, voir ce qu’il est prêt à tolérer, pour rester poli, avant de le laisser avancer, ce qui peut aller jusqu’à s’apparenter à la plus pure méthode de la carotte.

Bref, il existe mille et unes façons de tester les individus via l’exécution de tâches ingrates dans nos sociétés, certaines soutenues par un cadre bien plus bienveillant que d’autres, dans des buts très variés mais dont le point commun est de se situer à moyen ou long terme.

Le VTT étant pour l’extrême majorité d’entre nous un loisir qui doit procurer du plaisir, et les leçons tirées d’une pratique en semi-rigide étant à nouveau loin d’être canons, cette notion de rite de passage me semble donc à la croisée des chemins entre tradition dépassée, fantasme nombriliste et fardeau superflu. Si investir du temps pour s’entraîner sur des points précis de manière un peu forcée porte ses fruits, il me semble déraisonnable de vouloir absolument faire passer le débutant dans le moule du semi-rigide au vu des bénéfices escomptés.

 

Vers une évolution des mœurs ?


Si elle semblait encore prégnante au sein de la communauté il y a quelques années, cette inclinaison vers une initiation via le semi-rigide me semble, mais cela peut n’être qu’une impression, en perte de vitesse.

Peut-être parce que le paysage a évolué, avec des tout-suspendus dont le prix a chuté dans la seconde partie des années 2010 avant de connaître un rebond certain depuis. Probablement parce qu’aujourd’hui une partie importante du marché est accaparée par le VTT électrique, qui efface tant le côté bon-marché que très maniable du semi-rigide, format que les marques daignent rarement et à juste titre proposer sur ces montures partiellement propulsées par l’atome.

Pour autant les options qualitatives existent, mais hors XC pur et dur, qui à l’âge adulte passe sciemment par la case semi-rigide pour débuter, hors contraintes budgétaires fortes ? C’est à vrai dire une question assez ouverte que je pose, et une question à laquelle je n’ai pas de réponse à apporter, si ce n’est les statistiques ayant trait au VTTAE mises en avant dans mon billet sur l’essors du VTTAE.

 

Le mot de la fin : un plaidoyer en faveur du tout-suspendu


Vous l’aurez compris, l’attrait du semi-rigide comme véhicule de propulsion massive vers des aptitudes de haut vol est pour moi loin d’être avéré. L’argument en faveur de celui-ci repose grandement sur le postulat que rendre la vie plus difficile au débutant va lui permettre de développer davantage de compétences qu’une machine offrant plus d’agrément.

Pourtant, ce principe va à l’encontre de tout ce qui est fait dans d’innombrables disciplines pour permettre au plus grand nombre de débuter et progresser dans les meilleures conditions. J’ai en tête la bascule massive opérée au début des années 2000 en planche à voile quand les écoles se sont équipées des nouveaux modèles de Starboard et Bic destinés aux débutants, transformant la frustrante expérience du véliplanchiste en herbe qui passait son temps à déraper sur une immonde banane blanche large comme ses pieds le propulsant à l’eau au moindre déséquilibre. Avec une planche plus courte, mais bien plus large et volumineuse, et recouverte d’une surface antidérapante, il était désormais possible de se concentrer sur la gestion de sa voile et la position précise de ses pieds, jusqu’à partir dans 25 nœuds au planning en ayant retiré la dérive, conditions dans lesquelles on aurait depuis longtemps regagné la plage sur l’immonde banane blanche.

“Passer par la case semi-rigide est loin d’être un passage obligé”

Si l’évolution n’a pas été aussi subite et frappante en VTT, l’idée que le semi-rigide est une meilleure école que le tout-suspendu me semble de la même trempe que celle consistant à dire que le tout-rigide était meilleure école que le semi-rigide. Je ne garde pourtant pas, comme pour la banane blanche, et contrairement semble t-il à certains, une vision idyllique de mes débuts sur ce bon vieux Rockrider 320 qui constitua mon premier “vrai” VTT.

Les voix qui s’élèvent pour sacraliser le semi-rigide et cimenter sa position de passage obligé font finalement de mon point de vue partie d’une frange pseudo-élitiste qui ne voit la pratique du VTT qu’à travers des œillères.

Passer par la case semi-rigide est loin d’être un passage obligé, quelles que soient ses prétentions techniques, et peut souvent s’avérer contre-productif. Un tout-suspendu permet de s’économiser et rouler plus longtemps, il offre à celles et ceux qui le demandent un confort supérieur qui peut faire la différence au moment de choisir entre aller rouler ou rester sur son canapé, et offre à mon sens de manière globale plus de plaisir sans entraver de quelque façon que ce soit l’évolution technique du rideur.

 

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13 commentaires sur “Débuter le VTT doit idéalement passer par le semi-rigide : mythe ou réalité ?

  • 1 novembre 2021 à 13 h 55 min
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    Enfaite le truc, c’est que dans l’article on s’évertue à faire le match et comparer un semi-rigide à un tout suspendu alors que c’est deux trucs à appréhender différemment. Il y’a pas de mieux ou moins bien.

    Dire que le HT redeviens souterrain c’est faux et archi faux, on a jamais vu autant de HT avec des géo typées gravity qu’en ce moment. Canyon, Radon, Commencal (depuis belle lurette), Merida, GT, Nukeproof, Santa Cruz, même Rockrider : tout le monde s’y met !
    C’est justement fini l’époque de “l’endurigide confidentiel” où t’avais les Shan et quelques cadres anglais en Crmo. Et c’est tant mieux !

    Pour rouler sur un semi-rigide à géo typée montagne, c’est pas mieux ni moins bien qu’un TS, c’est pas pareil.
    Le mythe de moins se fatiguer à la montée c’est faux, un HT c’est crevant, car en descente tu prends tout dans les jambes donc c’est sacrement physique. La concentration doit être maximale, car t’auras pas de suspension pour te pardonner une erreur, t’as un peu moins de marge sur le freinage à l’arrière, faut vraiment soigner les trajectoires.

    Et le côté fun n’est pas donné par la possibilité de faire des dérapages, mais par le fait de pouvoir pomper super facilement que ce soit pour tirer un saut que rouler un trail dans le flow en conservant sa vitesse sans pédaler.
    On ressent la moindre petite pente et on peut facilement en tirer profit.
    C’est aussi pour ça que c’est des vélos marrants pour redonner de l’intérêt à des sentiers un peu trop lisses en TS !

    Et bien entendu qu’on peut appuyer sur un HT, au contraire, les appuis sont essentiels, mais ça, ça vaut, peu importe le vélo, pour sortir rapidement d’un virage, si passe en virage à plat sur les freins pied parallèle , tu n’auras jamais de flow ni de rapidité, peu importe le vélo, peu importe le type de pédales.

    Et pour les géométries, c’est encore pas bon.
    Déjà, car un HT n’évolue pas du tout de la même manière en dynamique qu’un TS (le HT a un reach qui s’allonge, un ST qui se redresse et un angle de direction qui se ferme quand on va dans le débattement), donc y foutre des reach de 490 en L, même si certains le font, ça n’a pas d’intérêt.

    Et d’ailleurs, va regarder chez Pole ou On One avec le Hello Dave si leur HT reste un petit vélo compact destiné à passer des épingles serrées ? Avec des reach de char russe et des angles de direction aussi ouverts qu’un DH, c’est autant des bus scolaires que leurs versions TS…

    Ils sont souvent conseillés aux débutants, car oui, ils permettent d’avoir un bon vélo avec une géométrie bien meilleure pour moins cher, surtout quand comme aujourd’hui c’est impossible d’avoir un TS avec une géo valable en dessous de 2500-2800€.
    Et vaux mieux une géométrie bien née et un vélo plus physique qui te permettra pas d’aller aussi vite aussi facilement dans le cassant qu’une suspension arrière mais une géo pourrave qui te donne une sensation de confort sur le parking mais qui devient une plaie à rouler sur les trails.

    Cela étant, ça n’en fait ni des vélos parfaits ni des vélos incontournables pour débuter, mais l’article démontre quand même une méconnaissance du truc.

    Répondre
    • 1 novembre 2021 à 21 h 41 min
      Permalink

      Salut Mozor,

      Beaucoup de choses à détricoter, je vais essayer de structurer ma réponse aussi clairement que possible pour adresser tous les points.

      Je pense qu’emporté par le parti pris qui est le tiens tu es passé à côté de mon propos pour lire ce que tu avais envie de lire et monter un argument en faveur de l’endurigide, à côté de la visée de l’article qui n’est nullement de mettre le TS sur un piédestale et dénigrer les HT, mais se veut simplement une réponse à l’affirmation selon laquelle débuter sur un semi-rigide offrirait suffisamment de bénéfices pour s’avérer un passage obligé si l’on veut bien faire les choses.

      Je n’ai par exemple jamais affirmé que le semi-rigide était moins fatiguant, c’est au contraire un avantage que je met en faveur du TS. Je ne vois pas trop pourquoi tu parles de “faire des dérapages” non plus. Je n’ai jamais affirmé qu’on ne pouvait pas prendre d’appuis sur un HT, mais que l’appréciation, le ressenti de ceux-ci était plus compliquée pour le néophyte que sur un tout-suspendu. Bref, comme tu peux le constater, mon argumentaire est un peu plus nuancé que tu ne le laisses paraître, et surtout, à nouveau, il a une visée et un contexte aussi particuliers que précis.

      En ce qui concerne le fait que “le HT redevenait souterrain” je pensais que tu faisais référence à mon paragraphe sur l’évolution des mœurs et je ne comprenais pas trop, mais après relecture je me rends compte que ça concerne mon point sur le fait que “le hype de l’endurigide semble être repassé en mode sous-marin”. Je t’accorde que je ne suis pas de très près l’évolution de la mouvance endurigide et que j’ai peut-être un peu de rattrapage à faire de ce point de vue (pas comme les HT de downcountry dont on nous parle chaque semaine, obviously). Mon idée à ce moment était peut-être plus que la ruée il y a quelques années vers ce “nouveau” concept à l’époque était retombée, le faisant entrer dans la norme au fil du temps, le normalisant peu à peu. Si par exemple un Meta AM HT est considéré comme un endurigide, ça a toujours été pour moi un vélo de référence pour faire ses premiers tours de pédale. Mais je te concède que je sous-estime peut-être l’engouement pour le format (d’ailleurs l’engouement vient-il des riders confirmés, ou débutants ?)

      Cela étant dit, il y a quand même une large palette de modèles à disposition sur le segment, du XC trailesque enjoué au “vrai” endurigide, et ce que fait par exemple Pole en semi-rigide est aussi spécialisé et extrémiste qu’en tout-suspendu, relativement en marge des modèles proposés par la majeure partie de la concurrence.

      Pour rebondir sur ton argument tarifaire, tu conviendras qu’avec un vélo autour de 2500€ en entrée de gamme, Santa Cruz n’est pas vraiment la marque vers laquelle le débutant tend à se tourner pour une première monture bon marché. Idem chez Pole où l’on est même plus cher je crois, et en stock les 36 du mois (tu vas me dire, ce ne sont pas les seuls).

      Je ne comprends pas l’argument du reach qui s’allonge dans le débattement. Le ST qui se redresse est nul et non avenu : tu n’es pas sur ta selle en descente. L’angle de direction se ferme même sur un tout-suspendu quand tu descends, mais je t’accorde volontiers que comparer directement la géométrie d’un TS et d’un HT est trompeur (peut-être ce pour quoi tu parles du ST).

      En fait je ne comprends pas trop ta critique sur ce point global, à nouveau on sort du contexte, j’argumente dans le passage en question en faveur du semi-rigide moyen qui serait selon moi largement adapté en termes de géométrie pour débuter, ce qui est un des seuls points positifs que je lui accorde, et tu viens démontrer que oui mais non, beaucoup de modèles jouent sur le même tableau que les tout-suspendus dont on ne veut pas pour débuter, avec des empattements de paquebot comme chez Pole ?

      Je ne suis pas d’accord avec ta vision des géométries. Aujourd’hui il n’y a majoritairement pas de “géo pourrave” chez les marques (sauf peut-être côté électrique), il y a des géos qui suivent des visions et usages différents. A nouveau, argumenter en faveur de l’endurigide en prétextant la pureté du format et les côtes parfaites (ce que tu réfutes dans ta conclusion mais postulat vers lequel tu tends jusque là) tout en prenant pour acquis le fait qu’un TS à un niveau de prix déterminé aura une géo “pourrave” me semble totalement partisan. Cette histoire de confort sur le parking, comment dire… no comment.

      In fine et pour faire écho à ta conclusion, je te concède que j’ai peut-être besoin d’une passe de rattrapage sur ce que font les marques en dehors des classiques Commencal, PP et compagnie pour mieux représenter le format, mais les arguments que tu mets en avant dans ton commentaire me semblent pour certains assez faibles, et pour beaucoup passer à côté du message que j’essaye de transmettre, qui me semble continuer à tenir debout sur tous ses pieds, même si je comprends finalement que tu veux surtout corriger ma flagrante et honteuse méconnaissance de l’endurigide 🙂 . J’avais prévenu, le sujet enflamme les foules sans faillir à chaque fois que je l’aborde…

      Répondre
      • 1 novembre 2021 à 22 h 50 min
        Permalink

        Enfaite, j’aurais pas du dire que je roulais sur un HT, car tu me range d’office dans la catégorie des gens qui défendent leur crémerie.
        Alors que j’aurais autant d’argument à te donner pour acheter un HT que pour ne pas en acheter, pour débuter dessus que pour ne surtout pas débuter dessus.

        Comme ça fait des pavés assez difficilement déchiffrables à l’arrivée, je me permet de reprendre par points :

        – Dans ton article, je cite “On peut enfin noter que si le semi-rigide parait à géométrie équivalente plus réactif, c’est tout simplement parce qu’il l’est. En le délestant de la suspension à l’arrière, on perd une partie de grip, ce qui rend la roue bien plus prompt à décrocher au moindre transfert de masse ou obstacle lui faisant perdre pied”.

        Sauf erreur de ma part, on pourrait résumer au fait que le HT parait plus réactif car ayant moins de grip et plus de rebond (ie pas de suspension), il est plus facile de faire des dérapages, des pif paf je présume.

        Ce à quoi je répond que non, le côté réactif d’un vélo semi rigide c’est pas à ça qu’on le doit, c’est certainement marrant de déraper, mais l’important c’est surtout le fait de pomper beaucoup plus facilement sur le relief, sur un appel de saut.
        Pour les appuis, je ne vois pas en quoi un tout suspendu ou un semi rigide serait différent pour un néophyte.
        Les techniques de passage en virage à plat et virage en appuis restent les même, peu importe qu’on ai une suspension ou pas.
        Ce qui va changer, principalement c’est la vitesse de passage possible, la puissance de freinage que tu vas pouvoir faire passer derrière (on va partir du postulat que devant ça ne change peu ou prou) pour perdre suffisamment de vitesse avant d’entrer dans un virage et surtout la gestion du relief si le virage est pas “propre”.

        – Pour les downcountry, c’est marrant j’en ai pas tellement vu passer en HT ! Des Spark, des Lux Trail ouais, mais pas tellement de HT.
        Pour ce qui concerne les autres (au pif, Canyon Stoic, Orbea Laufey, Radon Cragger, Dartmoor Primal, GT Zaskar, Kona Honzo, Marin, Rockrider AM100HT pour rester sur du cadre en montage stock pas mal distribués) les marques ont juste compris que le semi rigide c’était pas mort et qu’il y avait un marché.
        C’est pas le semi rigide le problème, c’est les géométries. Longtemps, les vélo d’entrée de gamme ou les semi rigide hors vélo plus confidentiels comme le Shan, c’était des géo de XC, pas du tout des trucs plus gravity faits pour s’amuser !

        Et c’est tant mieux, il y’en a pour les débutants comme les moins débutants, avec dans les 800€ les premières version de Stoic ou de AM100HT puis tu peut aller jusqu’a des vélos très bien équipés beaucoup plus onéreux à l’instar du Santa, d’un Cragger 8.0 ou d’un Stoic 4 voir carrément des cadres Crmo et des cadres sur mesure (mais là on digresse).
        Au final, c’est un secteur comme un autre, avec juste une entrée de gamme plus douce niveau tarif, forcement car les cadres plus simples et moins d’équipements.

        – Quand je parlais de TS entrée de gamme, je ne pensais surtout pas à Santa. Je vois pas le rapport dans mon message initial.
        Chez Santa, pour 2500 balles t’as un café et un bisous, mais pas un vélo 😀
        Nan, on prends par exemple le dernier Spectral AL5, parmi le mieux placé actuellement (merci les tarifs covid, mais au moins l’équipement est très cohérent et qui s’est vendu archi vite), le ticket d’entrée c’est 2500€.

        – Je parlais en effet de la comparaison que tu fais et qu’on fait souvent de manière générale dans les géométries TS vs HT.
        Pourquoi les HT n’ont pas interêt à calquer les géométries sur les TS, notamment car un reach de TS en dynamique ça rapetisse, à l’inverse d’un HT.
        Et oui, le ST c’était pour imager que les angles et mesures ne bougent pas dans le même sens entre les deux types de vélo !

        – Des géométries pourrav, bien qu’il y’en ai de moins en moins, il reste surtout des géométries pas adaptés à une pratique.
        Dans les tarifs bas surtout, on retrouve beaucoup de XC. Sauf qu’une géométrie de XC c’est bien pour faire du … XC.
        Sans parler de la fiabilité des cadres, mais là on en a encore pour la nuit !

        Ceci étant, pour les gens avec moins de moyens qui voudraient se lancer dans du trail, de l’AM ou n’importe quoi d’autre que du XC, qui veulent un vélo fun et capable de filer le smile en D-, vaut mieux un semi rigide bien né, qu’un tout suspendu de XC qu’on trouve souvent dans les premiers prix qui ne sera pas adapté ou qui aura une géométrie qui va pas (si si, on continu quand même de voir des vélo avec des reach très courts, des bases très longues et des angles avant très redressés).
        Le fait est que l’offre pour les bons trails/am démarre rarement de deça de 2500€ prix 2021-2022.
        Affirmer ça, ce n’est pas prendre parti de quelque chose, c’est aussi engagé que de dire que l’eau ça mouille !

        Et le sujet enfaite déchaine sans déchainer, la lumière avec laquelle tu l’éclaire est clairement orientée, plus que l’orientation que tu voudrais donner à mon commentaire d’ailleurs.
        Et ce qui fait réagir ce n’est pas le sujet, mais la manière de l’aborder !

        Et le fait que tu ne soit pas au fait de ce qui se fait en semi rigide aujourd’hui, ni du fait que l’offre est plus que jamais explosive et aboutie, me porte à croire que c’est un secteur qui t’intéresse peu (et il y’a pas de mal fondamentalement).
        Rien de flagrement-honteux !
        Mais dans ce cas, ne fallait t’il pas écrire le sujet différemment, ou à défaut ne simplement pas rentrer sur le terrain avec trop d’affirmations ?

        La synthèse de ton article, à mon sens ne devrait pas être “il faut tordre l’idée de devoir commencer par un semi rigide”, chose que je n’entends plus nul part d’ailleurs, mais plutôt “demandez vous ce dont vous avez besoin et achetez un vélo adapté à ce que vous voulez en faire, HT ou TS on s’en balance”.

        Cependant ne te méprends pas, je lis pas mal de chose de ce que tu écris et j’apprécie !
        Mon commentaire n’a pas pour but ni de monter au créneau protéger le St Hardtail (dont je me fou éperdument, j’aime les bons vélos, HT ou TS !) ni de venir exclusivement te dire “tu es naze” (ce qui en plus serais faux vu tes publications).

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        • 1 novembre 2021 à 22 h 57 min
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          Et si on ne parle strictement que d’évolution pour le débutant, je te met mon billet que je fais progresser 2x plus vite un néophyte en descente sur un HT fait pour (Stoic, Laufey, Cragger, Zaskar etc) que sur un énième XC TS !

          La géométrie est tellement plus importante pour lever les barrières psychologiques de la pente, de l’obstacle et des techniques à appliquer pour mieux rouler !

          (*et évidemment, un débutant sur un TS adapté, ça marche pareil, évidement, je place mon hisoire de HT pour volontairement évoquer le fait que c’est pas le point le plus important dans l’affaire ! )

        • 3 novembre 2021 à 22 h 00 min
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          Salut Mozor,

          Dérapage, dérapage, j’avais surtout en tête le fait de pouvoir faire venir l’arrière naturellement (sans bloquer la roue arrière) très facilement dans le serré (et pas que), contrairement aux paquebots tout-suspendus qui sont souvent une plaie sur ce point et brillent bien davantage pour “carver” un virage. Mais on peut dire que ça rejoint la notion de pif paf oui.

          Là où je ne suis pas sur la même ligne que toi je pense c’est que pour un débutant je ne suis pas convaincu que la notion de pompage soit évidente, loin de là. Tu vas me dire, emmène-le sur une pump-track, et en une heure il aura appris à pomper avec un hardtail alors qu’avec un tout-suspendu il sera au bout de sa vie et complètement désorienté par ce qui se passe avec le vélo. Mais si l’on considère un pratiquant lambda qui va rouler sur les sentiers et veut progresser de manière organique tout en roulant, il va se rendre compte bien mieux sur un tout-suspendu de la compression dans un virage un peu relevé, du renvoi des suspensions quand il passe par exemple d’un virage à un autre, etc…

          Pour les tarifs je faisais référence au passage dans ton commentaire où tu disais que les HT permettaient d’avoir un bon vélo avec une meilleure géométrie pour moins cher, puisqu’il fallait débourser au moins 2500-3000€ pour un TS. Vu que tu parlais de SC ou Pole avant, je remarquais juste que leurs semi-rigides étaient au même prix qu’un TS chez d’autres…

          D’ailleurs en ce qui concerne les prix plus abordables, tu noteras quand même que c’est le second et dernier point que j’accorde volontiers au semi-rigide dans l’article, je n’ai jamais défendu l’inverse, bien au contraire !

          Je ne pense pas que l’angle de l’article soit mauvais, la question est bien là puisque justement je rebondis sur un autre publication qui met en avant le fait que oui, débuter sur un semi-rigide, c’est mieux pour devenir meilleur. Article que je conclus en disant que le bénéfice global est pour moi loin d’être avéré.

          Pour conclure et rebondir sur ta toute dernière phrase astérisque-parenthèse, puisque sur un TS ça marche pareil qu’un HT, c’est bien que débuter le VTT n’a pas idéalement besoin de passer par le semi-rigide, non ? 🙂

  • 1 novembre 2021 à 14 h 58 min
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    Salut,
    Voila tout est dans le commentaire ci dessus par Mozor faux coeur !
    Vttae, TS ou HT, tous sont différents, il suffit de trouver sur le quel on est le mieux.
    Et comme dirait Max “vaut mieux un bon HT qu’un mauvais TS”
    Perso je suis sur un HT en acier a pédales plates a 47 ans, le TS ne me donne pas envie, le HT me permet de me faire plaisir façon “bmx” au niveau de la mania.
    Merci pour tes articles que je lis très souvent.

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  • 1 novembre 2021 à 16 h 52 min
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    Bonjour à tous.
    Opposer les HT aux TS n’a ,à mon avis, pas de sens. On peut faire la même chose avec les deux mais prendre un plaisir différent.
    J’ai toujours eu les deux, et passer de l’un à l’autre sur les mêmes sentiers , amène des sensations différentes.
    Il est difficile de la même manière, de comparer un semi rigide cross country et un endurigide.
    Apprécions les tous.

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  • 2 novembre 2021 à 6 h 26 min
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    J’ai rien compris, c’est pour ça que je lis , débutant en semi rigide électrique, ayant descendu des pentes que je croyais hors de portée en tout suspendu (pas électrique, ça descend) je me rends compte qu’il y a tellement de critères a prendre en compte ! entre la géométrie la taille la position le débattement, l’empattement. Mettre ses fesses sur un vélo adapté à sa pratique est d’une complexité qui me laisse perplexe. Alors je lis merci pour vos éclaircissements.

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  • 2 novembre 2021 à 16 h 30 min
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    Salut Sébastien,
    Encore un bel article bien étayé 😉
    Perso je n’oppose pas l’un à l’autre, je pense même qu’un HT peut être complémentaire à un TS selon le terrain sur lequel on évolue, en tout cas moins lourd à gamme comparable, plus maniable et moins fatiguant.
    Bref même si j’ai effectivement mis le temps à migrer sur un TS ce que je n’ai d’ailleurs jamais regretté je suis de la génération HT ou plutôt MS (mono suspendu) voire même SS (sans suspensions) à mes tous débuts. Alors qu’importe tant que l’on aime puisque dans le cochon tout est bon. Je continue donc à me faire encore plaiz avec de petits 26″ de la fin des années 90 sans chercher à les comparer avec les OVNI actuels que je trouve bien plus accessibles…

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  • 2 novembre 2021 à 20 h 52 min
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    Quelle passion!! J’adore ce sujet!! Autant il peut être clivant, autant il peut rassembler. J’aurais tendance à être d’accord avec Mozor. J’ai un peu de parti pris, parce que je re-roule avec un endurigide. C’est un choix que j’ai fait en voulant 2-3 choses: rouler moins vite, mais aux mêmes endroits que j’avais l’habitude de faire, réapprendre à rouler smooth (je suis aussi repasser aux pédales plates) et limiter un peu le budget. J’ai fait le lien avec le ski, j’avais tendance à skier vite et fort de partout, et j’ai commencé le télémark… Même idée, skier aux mêmes endroits, mais à des vitesses un peu plus raisonnables… C’est une façon de pratiquer un peu différente, la notion de plaisir étant dans mon cas prépondérante !! Après en apprenant à rouler plus smooth, j’adore coller au cul d’un gars en TS!!! Après, lui est peut-être à 50% de ses capacités et moi à 70%, mais le kiffe est là !!

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    • 3 novembre 2021 à 22 h 02 min
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      Salut Thomas,

      Et puis surtout, évoluer en télémark c’est la classe intégrale quand même 🙂 .

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      • 10 novembre 2021 à 16 h 41 min
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        Ca fait son petit effet auprès des autres!! Et accessoirement, je travaille les cuisses pour le HT!!

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  • 12 novembre 2021 à 10 h 28 min
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    Cher homonyme
    Hé bah quel sujet.
    Pour ma part, je suis partisan d’un apprentissage à la “rude”.
    L’évolution du matériel depuis 35 ans que ce soit VTT , planche ou snowboard, va vers la facilité d’accès à la pratique.
    Je trouve cela bien dommage pour l’apprentissage. Pas d’un point de vue élitiste, mais bien dans l’apprentissage des bases.
    J’ai commencé le VTT sur un tout rigide, j’ ai commencé le snowboard sur un Alpin, j’ai commencé la planche sur une banane blanche comme tu dis.
    Mes trois apprentissages ont un point commun: l’équilibre avec le transfert de masse.
    À mes yeux, cette chose est primordiale dans ces différentes pratiques, pour appréhender le terrain et les réactions du matériel.
    L’évolution du matos dans ces sports, est une bonne chose, mais commencer la planche à voile sur une starboard par exemple, est une belle bêtise, car cela gomme tout cet aspect. chose me paraissant être indispensable à l’évolution de son niveau technique. Évoluer vers ce genre de matériel dans un second temps me paraît plus judicieux , car tu affines ton envie et ta pratique.
    Et oui je roule en semi-rigide ☺️

    Pour faire un comparatif n’ayant rien à voir avec le sport et qui parlera peut être à certains: beaucoup sont DJ, car ayant un contrôleur où la calage des morceaux se fait tout seul, mais n’ont jamais touché une platine vinyle et caler un disque, ce qui est un peu la base du djing.
    J’aurai aimé apprendre à conduire sur une voiture de sport ☺️

    Tout ça pour dire que chacun a son point de vue, et que de faire une généralité dans un sens ou dans un autre n’est pas important.
    C’est juste une question d’approche et de feeling avec le sport.
    Même si je suis plutot d’avis avec les commentaires ci-dessus, cet article aura le mérite de lancer le débat, pari réussi
    En tout cas, tes articles restent très formateur.
    Merci.

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