Test : fixations Rome Katana

La Katana est une fixation emblématique chez Rome, une base solide à partir de laquelle la marque dérive ses modèles les plus haut de gamme, des Black Labels aux Cleavers en passant par la version Pro. La marque utilise un design qu’elle nomme « asym-wrap », soit un châssis asymétrique ayant pour but d’offrir une meilleure mobilité vers l’extérieur de la fixation sans perdre en rigidité et réponse sur les carres.

Pour la saison 2025/2026, la gamme a évolué, rendant dans un sens les choses plus simples, puisqu’on trouve les Katana AW en version asym-wrap, et FW en version full-wrap, tandis que les Cleavers ont disparues et que les Black Labels sont remplacées par les Katana AW Pro.

Pour le reste les Katanas n’évoluent quasiment pas d’année en année, ce pourquoi il me semble encore pertinent de vous proposer ici un test du modèle millésime 2024, dont j’ai fait l’acquisition à vil prix lors d’un déstockage de pré-saison, thème récurrent cette année.

J’écris ces lignes après une vingtaine de journées d’utilisation, dont un peu plus de la moitié la truffe sous la peuf, et un peu moins de la moitié en conditions « piste », couplées majoritairement à des bottes Ride Insano et mes vieilles Malamutes à deux ou trois reprises, avec sous les pieds principalement ma Jones Hovercraft, mais aussi mes Mind Expander et Ride Highlife, et des angles de +27/+9 en poudre, +30/+15 en piste et même une journée découverte à +36/+24.

 

Fiche technique


Il y a beaucoup à dire sur ce que proposent les Katanas sur le plan technique, le leitmotiv de ces fixations étant une ajustabilité totale qui permette de se régler aux petits oignons. La marque annonce par ailleurs une rigidité évolutive de 6 à 8, ce qui est alléchant sur le papier mais se heurte aux réalités du terrain : si certains ajustements permettent ― comme chez la concurrence ― d’avoir un peu plus de support ou de rigidité ça et là, aucun réglage ne va parvenir à changer les propriétés du spoiler ou de l’embase.

Commençons par les bases : prévue pour une utilisation all-mountain, la Katana est une fixation qui emploie une embase en nylon et fibre de verre, ce qui est également le cas du spoiler. On trouve sous l’embase une bonne quantité de mousse sur laquelle nous reviendront plus loin, mais dont on peut d’ores et déjà noter qu’en recouvrant la totalité de l’embase, elle évite l’écueil présent chez certains d’avoir un contact direct avec cette dernière et marquer ou carrément faire craquer le top sheet de sa board quand la fix travaille. L’arceau asymétrique est lui en aluminium est se trouve relié à l’embase via trois vis de fixation, en opposition à la conception monocoque de la majorité des modèles où embase et arceau ne font qu’un.

Rome Katana

L’utilisation de l’aluminium confère à l’arceau un avantage tout de suite évident : il est beaucoup plus fin au niveau du talon qu’un modèle en composite, ce qui réduit le potentiel de heel drag au carving.

La raison d’être de cette conception flottante tient dans la possibilité d’avancer ou reculer l’arceau sur l’embase pour régler précisément la longueur de la fixation, et ainsi la centrer au mieux sur la planche. Sur les fixations traditionnelles, ce réglage se fait via le disque, soit via plusieurs positions de vis, soit en tournant un disque full size permettant de monter la fixation en 2×4 et en abandonnant l’ajustement fin du stance pour utiliser celui du centrage de la fixation. Bref, on sort du sujet, l’important étant ici de retenir qu’en ajustant directement la longueur de la fixation sans toucher au disque, on conserve toutes les possibilités d’ajustement offertes par celui-ci.

Rome Katana - Disque

Le disque fourni est par ailleurs un disque full size et non un mini disque, qui permet ainsi de se monter en 4×4 ou en 2×4 avec ajustement fin du stance, constituant une solution polyvalente face aux disques classiques ne permettant que le 4×4 et les minidiscs forçant le 4×2, qui plaira à ceux qui ont peur d’arracher leurs inserts tout autant qu’à ceux qui veulent régler leur stance au millimètre près, ne laissant sur le bord de la route que les fanatiques du flex sous le pied.

La gas pedal est ajustable de manière assez classique, mais on déplace ce faisant l’ensemble du bloc de mousse sous la chaussure plutôt que l’allonger ou le rétrécir comme c’est le cas sur d’autres modèles, ce qui veut dire qu’on ampute le support côté talon en l’augmentant à l’avant du pied. Cette semelle est par ailleurs orientée de 2° vers l’intérieur (canting) pour s’aligner davantage qu’une semelle horizontale dans l’axe des jambes.

Rome Katana - Semelle

Côté spoiler, on trouve les traditionnels réglages d’inclinaison vers l’avant ou forward lean et de rotation. Ce spoiler s’avère plutôt rigide lors d’un appui perpendiculaire, mais il offre toutefois beaucoup plus de souplesse en torsion, apportée notamment par la découpe diagonale qui le traverse. Il enveloppe bien la botte à sa base mais offre peu de maintien latéral à son sommet. J’aurais préféré plus de latitude en ce qui concerne le réglage en rotation, problématique limitée à celles et ceux qui comme moi rident posi/posi avec beaucoup d’angle.

Il faut également noter la possibilité d’orienter les spoilers à 0°, 3° ou 6° dans le même sens que les semelles via le retournement d’un flip-chip sur la vis de maintien en rotation de chaque côté du spoiler.

Passons enfin aux straps. Le strap de cheville est monté sur une patte orientable sur 360° à travers 8 positions différentes via des cannelures, qui permet de modifier la position du point d’accroche de 64 façons différentes d’après la marque. Il y a là un tour de passe-passe marketing : chacun des deux points d’accroche étant réglable sur 8 positions différentes, cela représente en effet, dans l’absolu, 64 (8×8) combinaisons distinctes. Pourtant, dans les faits, la vaste majorité de ces combinaisons ne seront d’aucune utilité. Bien rares seront ceux qui utiliseront une configuration différente entre l’attache interne et externe, et seules 4 ou 5 positions ont réellement du sens, entre la plus basse, et la plus haute, permettant dans le premier cas de libérer le mouvement de la cheville pour un ressenti « surfy », ou dans le second de le verrouiller pour transmettre un maximum de puissance.

Rome Katana

In fine, la Katana offre ainsi une bonne plage d’ajustement, sur un marché qui semble parfois avoir fait de la marche arrière à cet égard. La concurrence propose généralement deux positions différentes, voir une seule, là où certains modèles par le passé en proposaient trois. C’est pourtant un réglage à mon sens indispensable pour affiner la réponse de la fixation, d’autant plus qu’on souhaite l’utiliser sur différents terrains, point sur lequel je reviendrai par la suite.

Côté orteils, on a le choix entre deux positions, pour tirer un peu plus verticalement ou un peu plus horizontalement et influer sur la longueur du strap selon sa pointure. Bien que je ne l’ai pas testé, il semble à priori possible d’utiliser le strap directement au-dessus de la botte plutôt qu’au bout, puisqu’il n’es pas réellement moulé à la forme d’une toe box et s’appuie sur l’élasticité et la déformation du strap pour s’ajuster aux différentes formes de bottes. Ce qu’il accomplit par ailleurs de manière très convaincante, s’adaptant parfaitement tant à mes Malamutes qu’aux Insanos, les premières ayant un profilé carré et les secondes un profil rond.

Rome Katana - Toe strap

Les deux straps sont ajustable en longueur via un système sans outil : on relève le clapet pour déverrouiller, on règle, et on verrouille en le refermant. Le réglage est très précis contrairement aux modèles qui utilisent une vis ou un pin, offre des repères permettant de revenir à un réglage connu et s’avère très pratique quand on utilise plusieurs paires de bottes ou des réglages du point d’accroche différents.

Sur mon modèle, le strap de cheville est plutôt agressif, point qui a évolué chez Rome cette année avec des straps aux contours plus arrondis. En effet, après une première journée d’utilisation, il avait commencé à manger mes Ride Insanos également dans leur première journée. J’ai remédié au problème avec quelques couches de scotch que je remplacerai probablement à terme par une fine mousse néoprène. Comme je l’expliquais dans mon test des Insanos, le blâme est toutefois peut-être davantage à porter sur les Insanos et leur apparente fragilité plus que sur les Katanas. Rien à signaler de ce côté par exemple sur mes Malamutes.

Rome Katana - Strap cheville

Avec une conception en aluminium et des arrêtes peu arrondies, cette fixation peut quoi qu’il en soit s’avérer problématique avec certaines bottes : j’ai ainsi du adoucir certains bords qui tombaient sur des coutures de mes Insanos, tandis que mes Malamutes, certes en fin de vie, ont souffert d’une déchirure de deux centimètres au niveau de l’appui contre l’arceau. Celle-ci est est toutefois à tempérer, car lors de ma dernière journée de la saison elles ont également souffert d’une petite déchirure là où aucune partie de la fixation ne vient frotter contre elles.

 

Sur le terrain


Un point commun est immédiatement perceptible de la première à la dernière descente de la journée une fois les Katanas aux pieds : le confort. La mousse employée sous la fixation est clairement un point fort chez Rome et apporte un confort très appréciable là où d’autres (bonjour Burton) souffrent considérablement de l’emploi de solutions techniques éculées. J’ai par le passé souvent fini mes saisons avec les genoux qui couinent en fin de journée, ce qui n’est absolument pas le cas cette année, malgré un âge et une condition physique évoluant défavorablement.

C’est d’autant plus appréciable que ce confort s’accompagne d’un bon niveau de réponse global : il est toujours bien plus aisé de concevoir une fixation « confort » exhibant la rigidité d’un marshmallow qu’une fixation qui associe réponse précise et confort.

Rome Katana - Semelle

Malgré le besoin de tempérer la folle ajustabilité promise par cette fixation évoqué plus haut, je dois avouer qu’après avoir réglé le centrage de celle-ci de manière très précise sur la planche, j’ai vraiment ressenti un petit plus en termes d’équilibre. On y gagne notamment en stabilité sur la semelle ou sur les réceptions, tandis que j’avais par le passé tendance à souvent être légèrement décentré vers la carre back, avec un effet pervers sur ces deux points. Bref, c’est un sujet qui mérite son propre article, mais le centrage des fixations sur la planche n’est peut-être pas assez souvent mis en lumière, et le fait qu’un modèle permette de le faire de manière assez large et fine vaut son pesant de cacahuètes.

J’ai testé trois positions différentes du strap de cheville : la position par défaut, avec la patte orientée à 45° vers le haut et l’avant, et les deux positions qui l’encadrent, soit la patte horizontale ou verticale. Je n’ai pas du tout apprécié la position horizontale, avec laquelle j’ai eu à plusieurs reprises l’impression que ma botte était trop peu maintenue au niveau du talon. La position par défaut, à 45°, s’est révélée parfaite pour la poudre et une utilisation all-mountain. La position verticale, quant à elle, verrouille vraiment la botte dans la fix et brille sur piste au carving tout en s’avérant plus handicapante dans les autres cas d’usage.

Rome Katana - Strap cheville

Je n’ai pas testé de combinaison asymétrique, ou de réglage patte vers l’arrière, qui je l’imagine confère un poil plus de souplesse en allongeant le strap pour un angle donné, sans autre plus-value apparente. Je ne vois pas trop l’intérêt d’aller en ce sens, et j’imagine que la possibilité de le faire n’est qu’un effet de bord de la conception du système avec les cannelures sur 360° qui le rendent suffisamment robuste.

Globalement le maintien des straps est très bon et la réponse frontside pleinement satisfaisante.

Rome Katana - Strap cheville

Je n’ai en revanche pas été conquis par l’intérêt de l’asym-wrap, qui s’avère il faut le dire avant tout destiné à faciliter les butters, tweaks et autres manœuvres idoines, plaisir auquel je n’ai que rarement l’opportunité de m’adonner avec mes lattes au flex en béton armé. D’un point de vue freeride, il y a autant d’avantages à serrer les genoux qu’à les écarter pour peser sur la courbure de la planche ou la pression sur chaque carre, et le passage à une version full-wrap des Katanas cette année me semble une bonne chose.

La différence de flex entre les deux côtés n’est pas abyssale, loin de là, mais les contraintes d’un stance posi/posi avec beaucoup d’angle sur le pied avant mettent en exergue cette déficience. Beaucoup de facteurs se conjuguent dans ce cas d’usage pour constituer le point faible des Katanas vis à vis de ses performances globales : la souplesse en torsion ainsi que le faible support latéral du spoiler et la plage d’ajustement en rotation limitée s’ajoutent au manque de support de l’arceau pour produire l’exact opposé de ce qui est souhaitable lors d’un virage carvé backside.

C’est une fixation optimisé pour un duck-stance avec peu d’angle, pas pour les 1% qui rident en directionnel avec plus de 30° sur le pied avant. Certains ne manqueront pas de pointer du doigt le fait qu’aucune fixation pour soft boot n’est optimisée pour plus de 30° sur le pied avant, ce qui est totalement vrai, mais il n’en reste pas moins que certains modèles s’en sortent mieux que d’autres dans cette configuration.

Rome Katana

L’utilisation de l’aluminium plutôt qu’un composite à base de nylon comme c’est le cas chez beaucoup de marques est souvent mise en avant comme gage de qualité, mais c’est à mon sens un avantage perçu qui n’a que peu de prise sur le terrain, si ce n’est comme évoqué plus tôt dans l’affinement de l’arceau derrière le talon qu’il permet.

Si le système permettant de centrer la fixation en avançant ou reculant l’arceau est précis et facile à mettre en oeuvre, il s’avère également particulièrement frustrant. A l’usage, l’arceau travaille, et l’une des vis de réglage est systématiquement desserrée à la fin de la journée (voir au bout de quelques heures) sur chaque fixation. J’ai dans un premier temps fait le lien avec le côté ne possédant pas de vis sous le pied, mais en réalité, en posi/posi, ce sont les vis côté back, donc à droite étant goofy, qui se desserrent sur chaque fix, celles faisant face à la carre front ne bougeant pas d’un iota.

C’est d’autant plus frustrant qu’à l’issue de longues journées exigeantes, on peut faire glisser l’arceau d’avant en arrière à la main tellement cette vis est desserrée, et l’on se demande alors si les galipettes impromptues de fin de journée étaient dues à un ramollissement physique du bonhomme ou une fixation exhibant secrètement les caractéristiques d’un marshmallow grillé. Bref, j’ai prévu pour la saison prochaine de passer à la loctite, mais il y a clairement sur ce point une conception à revoir ― quand bien même il ne s’agirait que d’ajouter en usine une goutte de frein-filet sur chaque vis ― pour éviter ce qui constitue à mon sens un peu plus qu’un simple désagrément. La situation est d’autant plus étrange que comme annoncé plus tôt, les Katanas et ses dérivées utilisent la même conception depuis des années, au cours desquelles il me semble improbable que le problème soit passé inaperçu.

Heureusement, j’ai pendant longtemps vérifié après chaque sortie ou presque chacune des soixante-quatorze autres vis de réglage de chaque fix et aucune n’a exhibé le même comportement, bien qu’il faille noter que j’ai souvent cette saison modifié l’angle du strap de cheville au gré des chutes de neige.

Rome Katana - Toe strap

Enfin, un mot sur les ratchets. Rien à dire côté serrage, ils ne glissent pas et permettent de serrer (trop) fort, en revanche ils ne sont pas les plus fluides et je ne suis pas très fan de la tirette dissociée permettant de dé-serrer. A mon sens les systèmes où l’on tire le taquet entier est plus facile à saisir avec des gants/moufles et à activer. Il y a également un vrai point dur à surmonter quand les straps sont très serrés pour les déverrouiller.

 

Verdict


Un long moment de réflexion fut nécessaire pour formuler une conclusion acceptable à ce qui s’avère finalement être une saison complète en compagnie de ces fixations.

En effet, en dressant une liste exhaustive des points relevés pendant plusieurs mois pour cet article, je me retrouve avec une compilation de griefs d’autant plus surprenante que, globalement, sur le terrain, je n’ai pas grand chose à reprocher à ces fix. Après réflexion, je pense que la dichotomie entre mon ressenti global et mon analyse critique s’explique par deux éléments : une attente démesurée induite par la réputation des Katanas, et une pratique qui appelle davantage d’autres modèles de la gamme Rome, dont les quelques petits changements par rapport à la fixation de base feraient certainement toute la différence.

A en croire les internets, les Katanas font l’objet d’un véritable culte auprès d’une part vocale de riders. Elles seraient les fix à tout faire, permettant d’exceller tant au park que pour creuser des tranchées.

Rome Katana

La réalité est assez différente. Les Katanas sont des fixations all-mountain que l’asym-wrap fait pencher vers l’all-mountain freestyle. Ce qui, au final, correspond totalement au programme annoncé par la marque, dont il est ainsi difficile de critiquer les choix techniques opérés en ce sens. Elles sont confortables, offrent une bonne réponse et conviendront à une majorité de riders avancés tant pour une utilisation piste que peuf ou park velu, tandis que les possibilités de réglage sont un véritable selling point malheureusement peu courant chez la concurrence à ce niveau de prestations. Les choix effectués à certains niveaux pour amener un peu de facilité, de confort, et les faire pencher du côté freestyle de la force sont toutefois les mêmes qui brident ces fixations en freeride.

Le lancement cette année d’un modèle Katana FW full-wrap semble remédier à ces lacunes, mais que penser du vide laissé par la sortie des Cleavers ? Rome propose les Katanas AW (asym-wrap) en version Pro (ajout de carbone pour rigidifier l’embase et le spoiler) pour remplacer les Black Labels, en revanche rien de la sorte côté Katana FW, bien que certaines sources semblent indiquer le lancement d’un tel modèle la saison prochaine.

Bref, j’aime ces fix malgré leurs défauts, mais il serait tellement mieux qu’elles soient un peu différentes… est-ce le début d’une relation abusive ?

 

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Sébastien

Papa de Glisse Alpine et homme à tout faire depuis 2016. Rideur. Editeur. Photographe. Développeur. SysAdmin. Web Perf. SEO. Marketing. Café.

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