Lubrification chaine VTT

VTT – Tout ce qu’il faut savoir pour bien entretenir et lubrifier sa chaine

Aujourd’hui nous restons sur un sujet connexe à celui traité dans mon précédent article qui expliquait comment déterminer le meilleur moment pour changer sa chaine afin de préserver l’intégrité de sa transmision. C’est donc le moment de s’intéresser à la lubrification de cette chaine, opération qui va dramatiquement augmenter sa durée de vie en plus de permettre une action plus fluide et silencieuse, ainsi que s’affranchir de quelques watts de pertes mécaniques.

 

Pourquoi lubrifier ma chaine ?


Comme on l’a vu dans l’article sus-cité, cette partie de la transmission est en fait composé de multiples éléments : chaque maillon contient deux plaques internes ou externes et deux axes ou rivets sur lesquels s’appuient deux rouleux qui viendront en contact avec les dents des plateaux et pignons de votre transmission. Encore une fois, on l’a vu dans l’article précédent, ce sont ces rivets et rouleaux qui s’usent le plus à l’usage, car ces éléments sont constamment en mouvements les uns par rapport aux autres. Chaque rivet permet aux maillons de s’articulier entre eux, et chaque rouleau est en contact avec son rivet lorsque la chaine passe autour d’un pignon ou plateau.

La lubrification a donc pour but de réduire la friction entre rivets, bagues et rouleaux, friction à l’origine de l’élongation d’une chaine à cause de l’usure de ces deux premiers éléments.

 

Quels types de lubrifiants ne pas utiliser ?


Si l’on parle couramment de “graisser une chaine de vélo”, la graisse est probablement la pire des solutions à appliquer sur la chaine de votre VTT. Pour aller se loger sous les rouleaux et au niveau des bagues dont la tolérance vis à vis des rivets est relativement réduite, la viscosité des graisses est bien trop importante et ne permet pas de pénétrer la chaine suffisament en profondeur. Au contraire, elle cumule les inconvénients, en attirant toute la poussière qui va ensuite coller à la chaine.

WD-40Vous l’aurez compris, il faut donc privilégier des lubrifiants à la viscosité faible. Mais ça ne veut pas dire tomber dans le piège opposé qui est de “lubrifier” au WD-40. Le WD-40 est avant tout un dégraissant et, s’il pénètre à peu près partout, n’a pas les qualités de lubrification requises pour les besoins d’une chaine de VTT. C’est d’autant plus dommage d’en utiliser que si vous appliquez un autre lubrifiant par la suite, il lui sera difficile de tenir à cause des propriétés dégraissantes du WD-40 dont vous aurez beaucoup de mal à totalement vous débarrasser.

Il est toutefois bon de noter qu’outre son produit phare, WD-40 propose une ligne de solutions « Bike » dont trois vrais lubrifiants pour différentes conditions.

Cela étant dit, votre chaine ne va pas s’auto-détruire si vous avez le malheur de l’asperger de WD-40, et j’ai déjà vu un ami finir un long week-end avec une chaine enduite de graisse pour chaine de moto faute de mieux. Il faut simplement garder en tête que si ça peut dépanner, ce n’est pas une bonne option pour faire fonctionner votre transmision de manière optimale sur le long terme.

On peut exclure au passage les lubrifiants à pulvériser, qui finissent souvent en égale quantité sur vos disques de frein que sur votre chaine.

Maintenant qu’on a mis de côté les fausses bonnes idées et autres mauvaises options, passons aux deux principaux types de lubrifiants spécialisés disponibles sur le marché.

 

Le dry lube ou lubrifiant pour conditions sèches


Squirt LubeComme son nom l’indique, le dry lube est conçu pour les conditions sèches. Son gros point fort est de ne pas attirer la poussière, ce qui est très avantageux quand on sait que l’usure d’une chaine est grandement augmentée par l’action de tout ce qui peut se loger entre rouleaux et rivets. Quand on utilise un lubrifiant classique, ce dépot de poussière va former au fil du temps une pâte abrasive pas très tendre avec ces éléments.

Pour éviter ce phénomène, ces lubrifiants font le plus souvent l’impasse sur l’utilisation d’une huile à proprement parler et emploient des solutions au téflon ou à la cire. Sous forme liquide, la solution pénètre la chaine et va se loger sous les rouleaux. Puis le solvant s’évapore, et seule reste la couche de téflon ou de cire qui va protéger les éléments mécaniques de la chaine.

Fort logiquement, les dry lubes sont à éviter en conditions humides, car ils ont tendance à rapidemment être lessivés à chaque passage dans la moindre flaque.

Personnellement j’ai longtemps utilisé le lubrifiant sec de Finish Line au téflon, avant de passer depuis l’été dernier à celui de Squirt, plutôt en vogue en ce moment et à juste titre, la marque française ayant développé une solution eco-friendly qui se révèle vraiment efficace.

 

Le wet lube ou lubrifiant pour conditions humides


Le wet lube est plus classique dans le sens où il n’est autre qu’une huile un peu travaillée (viscosité, pouvoir lubrifiant, …) pour correspondre aux besoins d’une chaine de vélo. Contrairement au dry lube, pas besoin de l’appliquer en avance et attendre qu’il sèche : on peut directement aller rider une fois appliqué.

Grâce à leurs propriétés hydrophobes, ces lubrifiants sont parfait pour rouler dès que la terre est lourde et jusqu’aux conditions détrempées, c’est en revanche un vrai nid à poussière, ce pour quoi ils sont à éviter sur terrains très secs, où les dry lubes qui ne collent pas sont à préférer.

Pour ces conditions, ma préférence va encore une fois à Finish Line avec son lubrifiant pour conditions humides. A vrai dire il n’a rien de vraiment spécial (même si l’odeur est plutôt agréable), mais il fait bien le job.

 

Comment lubrifier sa chaine


Pas besoin d’être docteur en physique nucléaire pour huiler sa chaine. Assurez-vous cependant d’avoir une transmission propre avant de vous y mettre.

Laissez couler le lubrifiant sur la chaine en tournant doucement les pédales afin qu’une goutte se dépose sur chaque rouleau. Faites ensuite quelques tours en tension en passant sur différentes vitesses pour changer la ligne de chaine et aider à la pénétration.

Vous pouvez ensuite, surtout avec un wet lube, utiliser un chiffon pour retirer l’excès, le but étant de lubrifier uniquement les points de contact de la chaine et non créer un piège à poussière.

Si vous utilisez un lubrifiant à sec après avoir utilisé un lubrifiant humide ou sur une chaine neuve graissée en usine, utiliser un dégraissant en premier lieu est une bonne idée, le risque étant de se retrouver avec un mix de graisse et de cire si on omet cette étape.

 

Quand re-lubrifier ?


Il n’y a pas de règle pré-établie. Selon les conditions, le type de terrain et le produit utilisé, cette fréquence peut pas mal varier. La meilleure attitude à adopter est de vérifier après chaque sortie l’état de sa chaine, et re-lubrifier si besoin.

Si vous roulez dans des conditions qui nécessitent de faire passer votre vélo par la case nettoyage au jet, il faudra lubrifier votre chaine une fois l’opération terminée. Avec un bon lubrifiant à sec sur des terrains secs, vous pouvez en général tenir plusieurs sorties, ce qui s’avère utile sur les longs week-ends VTT en montagne. Les lubrifiants pour conditions humides sont ceux qui tiennent le plus longtemps, avec les défaut notés précédemment.

D’autres signes peuvent vous mettre la puce à l’oreille : si votre transmission couine, votre chaine est probablement sèche.

 

Le mot de la fin


Quel que soit le lubrifiant que vous utilisez, une chose est sûre : mieux vaut utiliser le mauvais que ne pas en mettre du tout, votre transmission vous en remerciera.

 

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