Test VTT 2017

Specialized, Moustache, Polygon, YT, Giant : tous mes tests VTT de la saison 2017

A l’approche de l’annuelle grande messe grenobloise du vélo de montagne, alias le Vélo Vert Festival à Villard de Lans, je me suis rendu compte que j’avais l’an dernier roulé quelques vélos l’occasion de quelques minutes ou quelques heures, sans vraiment noter mes impressions sur le papier outre quelques mots ça et là. Etant donné les capacités fortemment limitées de ma mémoire à retenir une information sur le long terme, coucher mon ressenti sur papier numérique semble de fait une bonne idée avant que l’oeuvre du temps les chasse définitivement de ma matière grise en perpétuelle atrophie.

Cet article est donc une sorte de note personnelle sur mes tests en vrac de VTT sur l’année 2017 (je laisse quand même de côté les quelques tours de pédale de moins de 30 minutes), sous quelque forme que ce soit, souvent rapides, souvent avec des réglages inadaptés. Vis à vis des standards de Glisse Alpine, ils sont ainsi potentiellement très subjectifs et ne constituent qu’une première impression, n’ayant pas eu le temps de faire le tour du propriétaire sur la durée. Vous êtes prévenus.

 

Specialized Turbo Levo FSR Fattie


Specialized Turbo Levo FSR Fattie

Taille testée : L

Durée du test : 1h

Lieu : Villard de Lans

Réglages adaptés : oui

 

Le modèle phare de Specialized fut mon premier contact avec un VTT électrique, lors du Vélo Vert Festival. J’en ai déjà parlé dans mon billet sur les VTTAE, l’expérience a été pour moi mitigée. Grisante et décevante à la fois, mais surtout très instructive.

Il est difficile de croire qu’il y a un an seulement, le Turbo Levo était un modèle d’intégration. La batterie entièrement intégrée au downtube en faisait un ovni parmi une offre de VTT électriques éclectique, qui chez les autres marques ressemblait encore à un assemblage maison avec une batterie disgracieuse dépassant de manière odieuse du cadre. Ajoutez à cela de multiples possibilités pour ajuster le comportement du moteur et les paramètres des différents modes via une application mobile, et vous obtenez un vélo électrique qui était alors considéré comme un des tous meilleurs, sinon le meilleur sur le marché. La rolls du pédélec en somme.

Les temps ont bien changé. Seulement un an plus tard, la majorité des fabricants intègrent leur batterie au cadre de manière élégante, et proposent des modèles au comportement qui semble s’améliorer un peu plus chaque mois, à chaque nouveau communiqué célébrant l’arrivée d’un nouveau modèle.

« Un vélo facile et docile pour faire de la balade, pas vraiment de quoi rider le couteau entre les dents. »

A l’époque, le Turbo Levo de Specialized m’avait donc laissé sur ma faim. Une fois le “wouaah” des premiers tours de pédale en électrique passé, une fois la sensation “Monster truck” des pneus au format “plus” maitrisée, c’est au moment de faire pointer le nez de la bestiole vers le bas que les choses s’étaient gâtées. Sur le plan technique, le lag (normalement paramétrable) du moteur m’avait beaucoup déçu au point d’en faire un deal breaker à lui seul, et le comportement pataud m’avait fait tirer un trait sur l’aspect fun du VTTAE en descente, comme je l’écrivais quelques mois plus tard dans un billet sur cette nouvelle façon de voir le VTT.

Avec un peu de recul, ce qui m’a le plus gêné sur ce modèle c’est finalement son manque de personnalité. L’impression qui me reste est que Spé a conçu un vélo accessible pour le plus grand nombre (enfin, le plus grand nombre au portefeuille bien agrémenté), et qu’il en résulte un vélo sans grande prétention. Un vélo facile et docile pour faire de la balade, pas vraiment de quoi rider le couteau entre les dents.

Heureusement pour moi, mon opinion sur les VTTAE a bien changé quelques mois plus tard, lorsque j’ai eu l’occasion de tester un modèle français. Lapierre ? Non, cherchez encore…

 

Moustache Samedi 27 Race


Moustache Samedi 27 Race

Taille testée : L

Durée du test : 4h

Lieu : Singles locaux

Réglages adaptés : oui

 

Loin des gros fabricants et assembleurs, Moustache est une petite marque française spécialisée dans le vélo électrique et dont on entend de plus en plus parler. Elle n’est pas nouvelle pour les vélotafeurs et autres urbains motorisés à l’énergie nucléaire, mais son entrée sur le marché du VTTAE est assez fracassante quand on la rapporte à sa taille.

J’ai donc eu l’occasion en fin de saison dernière de tester le Samedi 27 sur mes singles locaux. Je vous fait grâce d’une blagounette sur le fait que le test a eu lieu un dimanche mais que le Samedi a néanmoins fonctionné normalement. Voilà, ça c’est fait. La machine arbore un look anguleux probablement clivant mais qui ne m’a pas déplu pour un électrique, quoique assez massif avec sa batterie semi-intégrée. Les afficionados du style soviétique à la Nicolai aimeront, les amoureux des courbes fluides à la Yeti beaucoup moins.

Pas grand chose à dire au pédalage et lors de la montée, comme avec le Turbo Levo, ça envoie du lourd, du mode éco jusqu’au mode “je tracte mon pote sans effort pour arriver au sommet à 18km/h de moyenne”.

En descente, j’ai été tout simplement bluffé. Pour être totalement honnête, il faut dire qu’à ce moment de la saison, j’avais pas mal de journées de DH dans les jambes, passées à brusquer le Tues à chaque virage. Taper dans un vélo lourd et pataud pour lui imposer ma volonté est donc bien plus aisé pour moi en octobre qu’en début de saison, lorsque les bikeparks sont encore fermés et que ma référence du moment est mon frêle AM en alu fatigué et ses 14kg sur la balance.

J’adore le format 27.5+ qui s’est démocratisé sur les VTTAE. Le grip est immense sur les terrains secs présents lors de mon essai, et les pertes de traction hyper prédictibles et facilement récupérables. Bon, je dois avouer que niveau pressions il y a un petit travail pour trouver le bon compromis, en témoigne le pincement dont j’ai été victime après 100 mètres dans la première descente. Il faut donc noter que j’ai probablement roulé surgonflé quasiment tout le temps, pour éviter tout nouvel incident.

« Le tank de plus de 23kg s’est révélé impressionnant d’agilité tout en gardant une traction incroyable. »

Le vélo est très stable en terrain ouvert, mais c’est dans le serré que j’ai été totalement bluffé. Dans les pif-pafs pentus des 4 Seigneurs au sud de Grenoble en empruntant civières (le single, pas l’équipement dans lequel on va faire un tour en hélicoptère après s’être pris pour Semenuk quelques secondes), le tank de plus de 23kg s’est révélé impressionnant d’agilité tout en gardant une traction incroyable grâce aux pneus en 2.8”. Le grip conféré par les pneus large est un réel avantage dans ce type de conditions fuyantes avec beaucoup de pente et peu de vitesse. Il est d’ailleurs bien dommage que Strava ne permette pas de comparer directement ses segments entre VTT et VTTAE, je pense que la surprise aurait été au rendez-vous au niveau chronos par rapport à mes passages habituels.

Rien à redire sur le plan de l’équipement sur mon modèle, la Aion de Suntour réglée en quelques secondes fait son job en se faisant oublier et les Magura MT5 assurent la partie freinage sans broncher, bien que je préfère largement des leviers courts à ceux au format XXL/Moto de ce modèle.

Au retour, j’ai à nouveau été surpris en allant faire un tour sur le site de Moustache pour jeter un oeil à la géométrie de l’engin. La position sur le vélo en descente me convenait parfaitement, avec une confiance totale dans la pente et un ressenti souvent associé à un angle de direction peu élevé. Et pourtant, avec 66.5°, le Samedi 27 se classe dans la moyenne haute du All-Mountain.

Bref, après l’avoir essayé, j’en voulais un. Seul le prix qui le place (comme beaucoup de VTT électriques) hors de portée de ma bourse m’en a dissuadé.

 

Polygon Collosus DH 9


Polygon Colossus DH9

Taille testée : XL

Durée du test : 1h

Lieu : 7 Laux

Réglages adaptés : oui (fourche), non (ressort amortisseur sous-dimensionné)

 

Egalement en fin de saison, j’ai eu l’opportunité de faire quelques runs lors de l’Indian Summer à bord du modèle de descente de Polygon, le Collosus DH 9.

Je ne sais pas si c’est commun à tous les modèles Polygon, mais le DH 9 taille très petit. A bord de mon modèle XL j’ai eu l’impression d’être sur un vélo plus petit que mon Tues en taille L. En parlant de comparaison, ce test a été très intéressant parce que j’ai réellement pu tester mon DH habituel et celui de Polygon “back to back”.

Une fois n’est pas coutume avec les vélos oranges (je parle bien de la couleur et non de la marque, restons raisonnables) je suis tombé sous le charme. Le Collosus DH9 est remarquablement agile, même en taille XL. C’est un vélo super fun, dont on fait ce qu’on veut. A côté, mon Tues est incroyablement difficile à pousser dans ses retranchements. Il laisse une bonne dose de performance à aller chercher qui sera exploitée si vous vous appellez Aaron Gwin, il vous laisse épuisé si vous êtes moi. L’avantage est qu’on ne se sent jamais limité par la machine, mais bel et bien par ses propres compétences qu’on s’échine alors à développer.

Le Collosus amène alors un vent de fraicheur bienvenu : c’est un DH qui se conduit facilement et se met en porte-à-faux vis à vis de beaucoup de modèles de ces dernières années bien plus orientés « race ».

« Le DH de Polygon ne demande qu’à prendre son envol et renvoyer les appuis. »

Le réglage des suspensions y est il faut le dire pour une petite partie : la Suntour Rux (Fox 40 sur le modèle stock) enterre ma Boxxer Team malgré mon réglage en 30 secondes avec trois coups de pompe et deux clicks de compression. Je peux en dire de même de l’amortisseur Fox absolument impeccable malgré un ressort au tarage trop faible pour mon poids, bien au dessus en ressenti que le Vivid R2C aux réglages limités dont je n’ai jamais été vraiment satisfait.

Toutes choses considérées, le Tues est probablement le plus rapide des deux, le plus “capable”, celui qu’on peut le plus pousser dans ses retranchements. Le DH9 est quant à lui le plus fun, le plus accessible, qui permet de se faire plaisir sans se prendre la tête. Le Tues est efficace, constamment en recherche de vitesse, collé au sol et hyper confiant dans le pentu, tandis que le DH de Polygon ne demande qu’à prendre son envol et renvoyer les appuis.

Inutile de dire qu’après quelques descentes à son bord, j’en voulais un également…

 

YT Jeffsy AL 29


YT Jeffsy 29 AL

Taille testée : L

Durée du test : 45 minutes

Lieu : Queyras

Réglages adaptés : non

 

Ma quête d’un remplaçant pour mon Zesty d’amour a commencé il y a plus d’un an. Cela faisait pas mal de temps que je lorgnais sur le Jeffsy, déjà content de mon Tues (le DH de la marque), qui, s’il n’est pas le plus dynamique des vélos comme vous avez pu le lire plus haut, est un monstre quand il s’agit d’avaler du terrain accidenté.

Le selling point de YT depuis ses débuts est d’offrir des vélos très bien équipés pour un prix rikiki. Au fil des années, la marque a bouclé la boucle en démontrant les capacités de ses VTT dans toutes les disciplines gravity, avec des rideurs comme Cam Zink ou Andreu Lacondeguy en freestyle, ou Aaron Gwin en DH.

Il me tardait donc de faire quelques tours de roues sur un Jeffsy, le petit dernier du fabricant d’outre-Rhin, lancé à grands renforts de marketing. Ce que j’ai pu faire lors de notre dernière excursion dans le Queyras.

Disons le tout de suite, je n’ai jamais été un grand fan du format 29”. Vous allez me dire, le format 27.5+ que j’adore, c’est du 29” en diamètre externe. Oui mais bon. Bref. Le fait est que j’étais dans l’expectative au moment d’essayer ce Jeffsy 29. Après avoir passé un bon moment à faire le zouave en statique puis avoir descendu quelques singles flowy autour de notre camp de base dans le Queyras, je pense avoir plutôt bien cerné la bestiole.

« C’est un vélo très accessible […] tout semble passer facilement sans nécessiter d’être très actif derrière les manettes. »

Commençons par le commencement. Le Jeffsy 29 est un excellent VTT. Rien à redire sur ses capacités, même si je n’ai pas pu l’emmener en terrain très accidenté. Le diamètre des grandes roues ne porte pas préjudice, le ride est dynamique et il enroule très bien sur les roll-down. C’est un vélo très accessible, comme beaucoup de 29” à fortiori : tout semble passer facilement sans nécessiter d’être très actif derrière les manettes.

Il m’a semblé très souple à cause des suspensions réglées pour un rideur de 10kg de moins que moi. Cela étant dit, tout fait très bien le travail, la Pike rempli son rôle (les plus observateurs auront remarqué que la photo juste au dessus est la version 2018 équipée en Fox), les XTR ne déçoivent pas comme à l’accoutumée avec Shimano.

Le poids un peu élevé de l’AL 1 s’efface totalement une fois en selle. J’avais un peu de mal à m’accrocher au hype train sur ce point, mais il faut avouer que le ressenti est impressionnant. Le vélo n’est absolument pas pataud, au contraire, et se trialise facilement. YT réussit une belle performance en adoptant une géométrie qui fait réellement la différence sur ce point.

Malgré un comportement irréprochable, j’ai cependant constamment été gêné par la position. Et ceci est un ressenti extrêmement personnel, d’autant plus qu’il peut évoluer dans le temps avec l’habitude. Je ne sais pas si c’est à cause des grandes roues, l’angle de chasse trop important, mais je n’ai pas pu me faire à cette position. La meilleure façon pour moi de la décrire est que je me suis senti haut perché et assez en avant plutôt qu’en sécurité derrière la roue. Le contrast est saisissant par rapport à un Capra dont avec lequel j’ai pu faire quelques tours de pédales le même jour. Avec celui-ci, la position me convenait parfaitement, mais le vélo semblait beaucoup plus lourd, rien à voir avec la facilité de pédalage du Jeffsy.

Je suis en tous cas sorti de ce test avec un grand point d’interrogation. Je suppute que la version 27.5″ du Jeffsy remédie à ce problème de position, avec des roues plus petites et un reach un peu plus important. Il n’a en tous cas pas quitté ma liste de prospects, et c’est bien le seul reproche que j’ai à lui adresser. De plus, malgré une très légère augmentation des prix, l’équipement des modèles 2018 est absolument imbattable sur le segment.

 

Giant Trance


Giant Trance 1

Taille testée : M, L

Durée du test : 3h

Lieu : Singles locaux

Réglages adaptés : oui et non

 

J’ai pu tester deux versions différentes (un modèle 2017 et l’autre 2016 à la géométrie plus ancienne) du Trance 1, la version haut de gamme alu avec jantes carbone. Version à l’esthétique par ailleurs fort sympathique en 2017 avec sa finition aluminium brossé et ses touches oranges, encore et toujours.

Mon premier contact avec le Trance fut en plein hiver, herbe givrée qui craque sous les roues inside. En taille M, il était trop petit pour moi, mais il m’a semblé être un vélo vif et réactif en descente plus qu’un monstre de franchissement. Assez amusant je dois dire. Après quelques tours de pédales et deux descentes, il m’a paru facile d’y aller en mode rodéo/YOLO, impression renforcée par les plaques de glace subsistant ça et là sur les rochers, des Nobby Nics stock transis par le froid et des Shimano XT étonnament décevants.

Deuxième sortie avec un Trance, sur une boucle complète cette fois, en fin de saison dernière, avec un taille L et la géo plus datée. Comme à chaque fin de saison après pas mal de journées en bikepark sur le Tues, le vélo m’a semblé petit, malgré le fait qu’il soit une taille plus grand que celui essayé précédemment. Je l’ai trouvé un peu moins vif que la nouvelle version, mais néanmoins à classer dans les vélos facilement maniables plutôt que les monstres de vitesse à lancer en ligne droite dans le pentu. Il est en tous cas sorti de ma liste de prospects : trop “loose”, pas assez stable et pas assez “tape dedans”.

Un essai avec le modèle 2017 à ma taille aurait en tous cas été intéressant pour éclaircir mon ressenti.

 

Le mot de la fin


Quelle conclusion apporter à ces tests  ?

La première, c’est certainement que les VTT à assistance électrique connaissent un développement fulgurant. Je l’ai déjà mentionné dans d’autres articles, la demande explose. Plus étonnant, la vitesse à laquelle les machines évoluent est impressionnante. En 2018, quasiment toutes les grandes marques proposent des VTTAE, qui prennent parfois une place hallucinante dans leur catalogue. Il suffit pour s’en convaincre d’aller faire un tour sur celui de Specialized, qui décline le Turbo Levo en une foultitude de configurations.

Pour en revenir à ma pensée, le fait qu’on se retrouve d’ors et déjà avec des modèles aux capacités impressionnantes en descente est une excellente surprise. Le Samedi 27 m’a vraiment bluffé par ses capacités, alors que quelques mois plus tôt je n’envisageais pas le développement du VTTAE dans cette direction sur le court terme.

« Les besoins des meilleurs mondiaux en descente s’alignent t-ils avec ceux du rideur moyen ? »

Côté DH, le Polygon a également été une très bonne surprise. Même si je ne suis pas prêt pour délaisser mon Tues, cet essai ne fait que renforcer ma conviction sur la dichotomie qui divise le marché. Il y a encore cinq ou six ans, beaucoup de rideurs roulaient sur des cadres à leur taille ou en dessous. Puis l’ère des cadres longs et rigides, des vélos capables de tout encaisser en ligne droite arriva. On peut continuer d’observer cette tendance avec le passage en 29″ des DH sur le circuit mondial et le choix de cadres XL par des rideurs pourtant pas bien grands (Neko Mulally par exemple ride un Tues XL pour 1m82).

La question qui reste en suspens est la suivante : les besoins des meilleurs mondiaux en descente s’alignent t-ils avec ceux du rideur moyen en station ? Je continue de penser que non, même si l’ambivalence de mes sentiments à cet égard m’empêche de dénigrer l’une ou l’autre de ces tendances. Un VTT de descente comme celui proposé par Polygon, ultra fun et maniable est un vrai plaisir à emmener. Mais charger droit dans le pentu sur un monstre comme le Tues est également grisant. Ma seule crainte est que sur un marché où les quantités écoulées sont faibles, les fabricants délaissent l’un au profit de l’autre. C’est je pense un sentiment partagé de manière générale vis à vis de l’industrie, l’éclosion ces dernières années de la palanquée de nouveaux standards et formats de roues nous menant à nous interroger de manière similaire.

« Il est un peu dommage de constater que beaucoup achètent un prix plus qu’un vélo. »

Concluons sur les deux AM/Enduro testés. Pas facile de trouver chaussure à son pied quand on sait exactement ce que l’on veut, ce que l’on ne veut pas, et qu’on veut rester sur un budget raisonnable. Je l’ai déjà dit et écrit à maintes reprises, difficile aujourd’hui de trouver de mauvais VTT. On trouve juste des comportements différents (les orateurs les plus flamboyants parleront de personnalité), et un niveau d’équipement plus ou moins compétitif. Le jeu étant bien évidemment que quand on sait ce que l’on veut, on trouve rarement l’équipement qu’on aime sur le vélo qui nous plait. Comportement, équipement, budget : choisissez en deux.

Il est d’ailleurs un peu dommage de constater que beaucoup achètent un prix plus qu’un vélo. Un composant plus qu’un comportement. Il faut il est vrai peut-être passer par pas mal de vélos différents pour se rendre compte du spectre de possibilités qui existent et appréhender le fait qu’un cadre n’est pas qu’une armature à amménager avec le meilleur matériel, tel un boitier de PC où l’on mettrait les meilleurs composants.

Bref, je m’égare, comme d’habitude. Si vous avez aimé cet article, venez faire un tour sur la page Facebook du site et marquer votre support avec un pouce bleu, et si vous avez des questions ou des remarques, laissez les juste en dessous dans les commentaires.

Sur ce bon ride, et à bientôt pour de nouvelles aventures !

 

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