Test gants Alpinestar Rover

Test : gants Alpinestar Rover

Aguiché par leur couleur jaune fluo, je suis reparti en juin dernier du Vélo Vert Festival avec une paire d’Alpinestar Rover, les gants légers de la marque italienne. Ils ne m’ont pas quitté de l’été, que ce soit en rando montagne, sur mes sorties locales ou encore en DH.

Essai concluant ? Réponse dans les lignes qui suivent…

 

Alpinestar Rover : fiche technique


Ce produit se place dans la catégorie des gants légers : ils optent pour un protection minimaliste au profit d’une bonne aération pour les longues randos d’été. La marque transalpine marque un point dans ce domaine, le tissu légèrement élastique recouvrant le dos de la main s’avère extrêmement agréable à porter. C’est d’ailleurs ce qui m’a convaincu pendant mes quelques minutes d’essayage.

La paume de la main est quant à elle protégée par une unique épaisseur, à l’exception d’un renfort cousu qui fait le pont entre métacarpes et phalanges proximales. Un second renfort est présent à l’intérieur du pouce. Si le gant s’avère très doux et agréable au premier abord, nous verrons qu’il n’est pas exempt de défaut sur le long terme.

La fermeture au niveau du poignet est le second point qui m’a convaincu. Si vous avez lu mon test des Fox Dirtpaw, vous savez qu’avec le temps je me suis détourné des systèmes à velcro à cause de leur tenue dans le temps assez aléatoire. Les Rover ne présentent pas ce problème, puisqu’une bande élastique permet de glisser la main dans le gant facilement au moment de l’enfiler, avant de revenir en position.

On pourrait penser qu’il en résulte un gant moins ajusté, mais ce n’est pas le cas. Le gant est un peu plus long et remonte davantage sur le poignet, son bon maintien étant assuré par la coupe plus serrée en amont. On n’a donc absolument pas l’impression de rouler avec un gant à moitié ouvert.

 

Test gants Alpinestar Rover - dessus

Le dos de la main est recouvert par un tissu qui se fait oublier.

 

Enfin, comme sur la majorité des modèles, on trouve des inserts en silicone sur l’index et le majeur pour assurer un meilleur contact avec les leviers de frein. De bonne taille, ils sont ici d’une réelle efficacité.

Il serait dommage de conclure ce tour du propriétaire en faisant l’impasse sur leur couleur jaune fluo qui se démarque du noir traditionnel. On aime ou pas, personnellement j’adore !

 

Sur le terrain


Les Rover d’Alpinestar s’avèrent excellents en ce qui concerne la ventilation, et le contact au plus proche des grips ravira ceux qui préfèrent cette sensation à celle d’être engoncé dans un modèle imposant. Ces gants se font oublier et sont donc une super option en rando. J’ai également pu les emmener régulièrement en DH pour justement tester une option au ressenti diamétralement opposé au Dirtpaw de Fox.

Contrairement à ces derniers, les Rover possèdent à mes yeux un désavantage flagrant. Le fin tissu qui recouvre la paume de la main n’arrive tout simplement pas à la cheville de ce que propose la marque au renard avec ses gants doublés. Le tissu s’use de manière normale à chaque nouvelle sortie, mais bien que cette usure ne compromette pas la structure du gant, elle se fait sentir à l’intérieur de celui-ci et dégrade le confort, à l’inverse des Dirtpaws qui restent d’une douceur sans égale.

Il faut cependant comparer ce qui est comparable, en faisant par exemple le parallèle avec les Ranger, les gants légers de Fox destinés au même programme que les Rover. Là encore, l’avantage est aux gants américains, pour une raison simple : ils possèdent un renfort qui recouvre la majorité de la paume de la main. Cette double épaisseur limite énormément l’usure à l’intérieur du gant, qui reste doux. De même, le petit renfort et ses coutures présents sur les Rover a probablement tendance à augmenter les frottements plutôt que fournir une réelle protection supplémentaire.

 

Test gants Alpinestar Rover - dessous

La paume, les renforts et inserts en silicone. Le tissu noir au niveau du poignet est la bande elastique qui permet de l’enfiler sans velcro.

 

Cela étant dit, d’une manière plus générale, le Rover reste plus souple et agréable à porter que le Ranger, ce qui pour moi en fait une meilleure option, au moins en rando. L’usure interne au niveau de la paume de la main n’est pas un deal-breaker en soit, mais elle s’avère très remarquable en passant d’un modèle à l’autre. Les Dirtpaw restent donc plus confortables pour une utilisation DH. Ils sont cependant des gants bien plus épais et moins aérés.

Les inserts en silicone, larges et solides au premier abord, souffrent comme souvent d’une fâcheuse tendence à se sauver. Ils ne font pas mieux que la concurrence sur ce point. Pas de problème en revanche au niveau de la résistance générale des matériaux et des coutures : tout tient bon après plusieurs mois de ride et quelques chutes inopportunes.

Enfin, le thème jaune fluo/blanc des gants tourne très vite au marron, surtout quand il est confronté à la poussière des étés alpins en bikepark. Ce n’est pas une surprise et n’importe quel gant de couleur claire souffre du même défaut.

 

Verdict


Les Alpinestar Rover sont tous comptes faits une super option en terme de gants légers. Mon seul grief est finalement la dégradation du confort qui m’avait enthousiasmé sur le stand du revendeur pendant le VVF. Cela étant dit, ils restent de manière générale au dessus des Fox Ranger, notamment grâce au tissu très respirant et agréable sur le dos de la main. Seules les mains les plus sensibles devront peut-être s’abstenir. La fermeture au poignet par bande élastique plutôt que velcro est en tous cas très appréciable.

Je recommande donc ce produit que vous pouvez retrouver sur Alltricks : Alpinestar Rover.

 

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