Test MET Parachute 2017

Test : MET Parachute 2017

Depuis l’explosion du format enduro il y a quelques années, le casque intégral léger et aéré est devenu une option que plus en plus de riders adoptent.

On trouve d’un côté les compétiteurs, que le règlement oblige à porter un casque en permanence, et qui doivent choisir entre utiliser un casque de DH à la montée pour en bénéficier à la descente, rider en casque bol toute la journée, ou monter avec l’intégral sur le sac. De l’autre, un public qui prend conscience des conséquences parfois fâcheuses d’une chute sur des machines aux performances qui s’améliorent d’année en année et nous poussent sans cesse à prendre plus de risques, consciemment ou inconsciemment.

L’idée d’un casque offrant plus de protection que le bol classique n’est pas nouvelle. En 2008 déjà, MET proposait la première itération du Parachute : un casque typé XC/AM assortit d’une mandibule légère. On peut même remonter plus loin en arrière, avec la commercialisation en 1998 du premier Giro Switchblade, qui avait alors rencontré peu de succès, notamment à cause de la fragilité de la mandibule qui en faisait un appendice décoratif plus que réellement efficace.

Fin 2014, Bell lance sur le marché un nouveau format : le casque intégral à mandibule amovible. L’idée est alléchante : on peut séparer la partie qui protège la mâchoire du reste du casque, ce qui permet de passer d’un format intégral à un casque bol. Les deux clips permettent alors de remettre en place la mandibule en moins d’une minute une fois au sommet pour profiter de la descente avec plus de sécurité.

Face à l’évolution du marché, MET renouvelle en 2015 son offre avec une nouvelle version du Parachute, reconduite chaque année depuis avec de nouveaux coloris. La mandibule reste fixe, mais la marque promet une aération efficace qui permet de porter le casque à la montée comme à la descente.

 

 

Fiche technique et aspect extérieur : à la découverte du MET Parachute


Sur le papier, le Parachute a tout pour séduire. Accusant 700g sur la balance en taille M, il est certifié ASTM 1952-2032, le premier standard définissant des critères de performance pour les casques destinés au DH, l’autre au BMX, que ce soit au niveau rétention ou résistance aux chocs.

Disponible en sept coloris, le look global est de mon point de vue extrêmement bien réussi, à mille lieux de la première version qui reflétait son époque. MET a également dès sa commercialisation appliqué un thème graphique agréable, ce qui faisait alors défaut au Bell Super 2R, qui a toutefois corrigé le tir récemment.

Plus petit, plus léger qu’un casque de DH standard, on retrouve un système d’aération complet, que ce soit sur la partie bol ou la mandibule, qui s’avère assez fine tout en s’intégrant parfaitement au reste du casque.

 

MET Parachute 2017 - Profil

 

Une visière réglable et un clip permettant de maintenir la sangle d’un masque viennent compléter l’équipement extérieur, sans oublier la possibilité de fixer une action cam au sommet du casque grâce à la fixation fournie avec le produit qui vient s’adapter à une aération à la forme spécifique.

La finition extérieure respire la qualité, à l’exception d’une mousse qui dépasse très légèrement de la mandibule sur mon exemplaire. Le casque est également livré dans une housse de transport, ce qui ravira les plus soigneux.

 

 

Système de serrage, confort et taille


A l’intérieur, on retrouve cette impression de qualité générale. On est toutefois bien en présence d’un casque intégral léger : les mousses sont rares et uniquement présentes sur le sommet du bol, à l’instar d’un casque ouvert classique. On remarque cependant le travail fait au niveau de la sculpture du polystyrène pour conduire l’air. Un canal est également présent le long des tempes pour faire passer les branches d’une paire de lunettes.

Le parachute dispose d’un système de serrage bien conçu et réglable en hauteur. Englobant le tête jusqu’a l’avant du crâne, il confère un maintien extrêmement efficace et réglable précisément.

 

MET Parachute 2017 - Maintien et serrage

 

A l’avant justement, on trouve trois inserts en gel en lieu et place des mousses traditionnelles. Encore une fois, cela s’avère très plaisant à l’utilisation : en plus d’être confortables, les inserts n’absorbent pas la transpiration, ce qui évite de se retrouver avec une cascade sur le visage  lorsqu’on penche la tête et que les mousses sont compressées.

Une sangle rembourrée vient compléter le tableau pour assurer un maintien du casque sur la tête de son utilisateur dans toutes les circonstances. Elle vient s’insérer au niveau des tempes et à l’arrière du crâne, ce qui en fait encore une fois une option confortable. On pourrait regretter l’utilisation d’une double boucle plutôt qu’un clip sur ce type de casque, mais une fois le coup de main pris son utilisation est assez facile.

 

MET Parachute 2017

 

Enfin, comme sur un casque intégral classique, on retrouve des pads en mousse au niveau des joues. MET livre son casque avec deux types de pads à l’épaisseur différente afin d’adapter le fit à sa tête. Ces pads sont clipsés sur le casque et donc très faciles à changer.

Le Parachute se révèle très confortable à l’usage et je n’ai pas remarqué de point dur ou autre zone à problème. Disponible en S (51/56), M (54/58) et L (59/62), j’ai de mon côté opté pour un M, parfait pour mes 58,5cm de tour de tête. J’utilise 3 à 4 crans de serrage et les mousses en demi-épaisseur au niveau de la mandibule.

 

 

 

Test sur le terrain et aération : un facteur essentiel


Eté rimant avec canicule et le bassin grenoblois étant un digne représentant des fortes chaleurs enregistrées en France, j’ai pu tester ce casque dans les pires conditions pour ce type de produit.

L’aération d’un casque intégral léger est en effet primordiale et représente, à juste titre, le premier facteur d’hésitation pour passer à ce type de produit, qui comme toute protection additionnelle fait courir le risque d’une surchauffe accrue. J’étais moi-même assez dubitatif, et j’avais repéré la possibilité d’enlever facilement lors de la montée les mousses clipsées à la mandibule pour bénéficier de plus d’aération.

 

MET Parachute 2017 - Mousse mandibule

 

Après plus d’un mois d’utilisation, avec des températures dépassant allègrement les 30°C à l’ombre, des montées sur bitume et autres joyeusetés qui transforment tout humain normalement constitué en éponge animée, je n’ai pas ressenti de gêne m’incitant au retour à mon 661 Recon. Ceci étant dit, je me dois néanmoins d’apporter quelques précisions.

Le casque s’avère indéniablement plus chaud qu’un casque ouvert, mais la différence est minime. Je n’ai pas ressenti d’effet « four » par exemple. La respiration n’est pas obstruée par la mandibule et je n’ai jamais eu l’impression d’être enfermé dans un bocal à la recherche d’air frais, comme cela est souvent le cas avec un casque intégral classique.

 

MET Parachute 2017

 

Le constat qui s’est imposé à moi est le suivant : une fois dans le dur, le t-shirt trempé sous son sac, genouillères en place, transpirer un peu sous son casque est finalement assez anecdotique. Le Parachute est bien pensé, et certaines features comme les inserts en gel sont particulièrement appréciables par rapport à un casque traditionnel dont les mousses on souvent la discutable idée de projeter de la sueur sur nos lunettes.

Le point vraiment étonnant est la circulation d’air dès que l’on prend un peu de vitesse. A la moindre brise ou quand le gradient diminue, on sent immédiatement un rafraichissement général.

 

 

Pourquoi acheter le MET Parachute ?


La saison 2017 signe l’arrivée sur le marché de beaucoup de nouveaux modèles à mandibule détachable annoncés à l’automne dernier : Giro Switchblade, Leatt DBX 3 Enduro v2, ou tout simplement Bell Super 3R, qui succède au Super 2R. L’offre étant bien établie, pourquoi alors s’entêter avec un modèle non convertible ?

Si le format convertible est parfait pour les sorties pyramidales, je reste très dubitatif, non pas sur son intérêt, mais son utilisation lors de sorties qui enchainent plusieurs montées et descentes. Certes, la mandibule est facile à installer ou retirer. Mais il faut tout de même enlever son sac, détacher l’objet, puis le mettre en place, et inversement dans l’autre sens. L’opération, si elle peut s’effectuer sans enlever son casque sur certains modèles, demande pour d’autres une très bonne dextérité pour être effectuée de la sorte.

La tentation est donc grande d’envoyer la « petite » descente de deux minutes sans mandibule avant de continuer son chemin et enchainer la montée qui s’ensuit. Même si la pente frôle les 50%, que les arbres donnent l’impression de se jeter sur le single pour empêcher toute progression, que les rochers nous lancent des regards noirs, et qu’on cherche à améliorer son PR sur le segment.

Le casque à mandibule amovible est donc une super solution, jusqu’au jour où l’on néglige de la remettre et que la chute survient là où on ne l’attend pas. L’intégral léger non convertible c’est donc au final l’assurance d’être en permanence protégé… et notamment de sa propre fainéantise !

 

MET Parachute 2017 - Dessus

 

Il faut par ailleurs noter que les casques à mandibule non amovible comme le Parachute ont de manière générale une meilleure aération que leurs cousins convertibles une fois la mandibule en place. Opter pour un casque convertible en pensant garder la mandibule et ne l’ôter que lors des ascensions de plusieurs heures lors de longues randos n’est donc pas forcément la meilleure idée.

Outre cette problématique un peu spécifique, la question générale d’un casque intégral se pose. Ai-je besoin d’une telle protection pour ma pratique ?

C’est finalement à chacun de répondre à cette question et placer la barre là où il le souhaite. Bien sûr, le faceplant est possible lors d’une épreuve de XC. Pour autant, on voit mal ces pratiquants porter ce type de casque. A côté de ça, les rideurs de dirt ou de slopestyle sont pour la plupart restés au bol alors que leur pratique peut sembler bien plus extrême que celle de beaucoup qui investissent dans un casque intégral léger.

La réalité est que que l’on peut être très chanceux, ou très malchanceux. Certains vont s’en sortir sans pépin avec un casque de XC durant 20 ans de pratique, d’autres perdre des dents au bout de six mois. Le facteur déclenchant, la prise de conscience, c’est souvent de constater que parfois la chute peut arriver dans des conditions qui semblent innocentes, et prendre totalement par surprise un rideur.

Ce fut mon cas lorsque Simon nous avait gratifié d’un magnifique faceplant en Ubaye l’an dernier, encore une fois quelques mètres devant moi. L’évènement m’avait particulièrement marqué puisque la veille, nous discutions lors du trajet de l’intéret de ce type de casque, lui ayant récemment acquis son Super 2R. Puis j’ai repensé à mes chutes en DH ces dernières années, avant de me dire que le même type de circonstances pouvaient tout à fait survenir lors de ma pratique AM.

Et dans l’absolu, même sans parler d’accident grave, un casque comme le Parachute est vite rentabilisé face à quelques visites chez le dentiste…

 

 

Conclusion


Confortable, relativement bien aéré, et fournissant une grande protection, le MET Parachute est clairement un excellent choix pour qui souhaite se doter d’un casque intégral léger pour une pratique All-Mountain/Enduro.

Si l’agrément à l’usage, notamment en plein été, peut faire peur, il s’avère finalement tout à fait supportable, même dans les conditions les plus difficiles.

Seul le prix peut encore faire frémir. Disponible autour de 170€, la pillule est dure à avaler quand on considère que de très bons casques AM classiques s’acquièrent contre une somme à deux chiffres.

Ce prix est cependant à mettre en perspective avec d’une part la protection supplémentaire offerte, et d’autre part le placement tarifaire des autres marques. Un prix similaire au Bell Super 3R, mais bien inférieur aux Giro Switchblade et Leatt DBX Enduro qui se positionnent eux à plus de 200€. Le Fox Proframe, qui bénéficie également d’une mandibule fixe, tutoie quant à lui les 300€. Et c’est sans parler de certains casques bol premium qui n’hésitent pas à s’afficher à près de 150€, comme le petit frère du Parachute, le Parabellum.

Le MET Parachute est par ailleurs bien fini, et le sentiment de qualité qui s’en dégage fait mieux passer la pillule qu’un Super 2R à l’aspect beaucoup plus commun, moins rafiné.

Vous l’aurez compris, c’est donc un produit que je recommande et qui fait maintenant partie de mon équipement, comme vous l’avez peut-être déjà remarqué sur certaines photos prises il y a peu de temps dans le Queyras.

 

Si ce casque vous intéresse, il est à l’heure où j’écris ces lignes en solde sur Alltricks : MET Parachute Bleu .

 

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