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Glisse Alpine en podcasts

« Hey mais ça fait quinze jours que tu n’as pas publié d’article, tu t’es perdu en montagne ? »

Non, pas exactement. J’ai surtout travaillé sur deux projets vidéo. Le premier traine dans mes cartons depuis plusieurs mois et a été repris de zéro à deux reprises. J’en reparlerai quand il sera achevé. Aujourd’hui, c’est le moment de mettre au jour le second projet : le lancement d’une série de podcasts.

 

De quoi ?

Un podcast (dans sa définition « moderne ») est une sorte de web-série, qui permet de traiter un sujet différent à chaque épisode. Les formats varient énormément : certains podcasteurs peuvent passer plusieurs heures par vidéo à décortiquer un sujet de manière unilatérale, pour d’autres c’est à chaque fois l’occasion d’avoir une discussion assez libre avec un ou plusieurs invités.

Le format que j’ai retenu pour les podcasts de Glisse Alpine est le suivant :

  • Un sujet par épisode, qui peut se présenter sous forme de question à traiter.
  • Trois à quatre intervenants : au-delà il est difficile pour tout le monde de s’exprimer sans que ce soit la pagaille. A deux, on perd un peu l’un des intérêts du format à mon sens : le brainstorming, l’échange d’idées.
  • Une durée d’une heure environ par épisode. Aussi passionnant un sujet soit-il, il me parait compliqué de capter l’attention de chacun plus longtemps. Du côté des intervenants, il est aussi beaucoup plus facile de se disperser inutilement quand la durée augmente et que l’on ne s’oblige pas à respecter des contraintes horaires.
  • Une composante vidéo en plus de l’audio. Même si la vaste majorité d’entre vous écouterons les podcasts en arrière-plan (je fais pareil avec les plupart de ceux que je suis), j’ai voulu garder une composante vidéo pour les plus attentifs, et également pour pouvoir afficher des informations supplémentaires quand cela me semble pertinent, ce qui arrive régulièrement pendant un épisode. Et puis comme ça, vous pouvez tout arrêter si nos têtes ne vous reviennent pas !
  • Utilisation de Skype ou autre solution de conférence à distance, qui permet de s’affranchir des contraintes géographiques.
  • La fréquence de publication reste une grande inconnue. Etant donné que la production de ces podcasts ne dépend pas que de moi mais de multiples facteurs, je ne peux pas trop m’avancer sur le sujet, bien que dans un monde parfait j’aimerais publier à intervalles réguliers.

 

Mais pourquoi passer par ce type de média plutôt que continuer à produire des articles sur le blog ?

Les podcasts n’ont absolument pas vocation à remplacer le contenu présent sur Glisse Alpine. Il me semble en revanche tout à fait complémentaire, et plus pertinant pour aborder certains sujets et exprimer plusieurs points de vue de manière dynamique.

Il m’aurait sans doute fallu sept ou huit articles pour couvrir tout ce qui a été dit dans ce premier podcast. Grâce à ce format, tout est regroupé au même endroit. Ca ne veut bien sûr pas dire que je n’écrirai pas dans le futur des articles sur les sujets abordés. Le podcast constitue à ce titre un excellent moyen d’aborder certains points mis en avant par l’un ou l’autre des intervenants que je n’aurais peut-être pas eu l’idée de traiter en écrivant un article seul dans mon coin.

D’autant plus que les perspectives différentes de chacun apportent une expérience supplémentaire et viennent mettre en lumière certains aspects de la discussion. Ainsi, dans le premier épisode, Guillaume, qui a une grande expérience de la montagne, a beaucoup apporté sur le plan de la sécurité et la navigation.

 

La longue route vers une production de qualité

La plus grosse difficultée technique rencontrée lors de l’enregistrement de ce premier podcast, c’est incontestablement l’enregistrement de la conversation Skype entre nous.

Il existe des solutions qui s’intègrent à l’outil pour ce faire. Malheureusement, je n’ai pas vraiment trouvé mon bonheur parmi celles-ci. MP3 Skype recorder fonctionne bien pour enregistrer uniquement la voix. Free Video Call recorder s’est avéré totalement inutile pour tout enregistrer. Bref, il a fallu trouver une solution batârde hybride.

Enregistrer la vidéo en mode bureau semblait une bonne idée, et récupérer le son en même temps aurait du passer comme une lettre à la poste. Oui, mais non. J’avais utilisé CamStudio par le passé, mais ses performances déplorables m’ont poussé à tester Debut. Avant de réaliser lors du premier enregistrement qu’il ne parvenait pas à récupérer le son en sortie. Nous avons donc enregistré chacun le son de notre micro via Audacity. Il n’y aurait plus eu qu’à synchroniser en post-production. Facile, non ?

C’était sans compter sur le fait que Debut enregistre en VFR, ou variable framerate. Cela signifie qu’au lieu d’avoir un nombre d’images par seconde constant, par exemple 30fps, il varie légèrement tout au long de la vidéo. Sur un rush de plus d’une heure, synchroniser trois bandes son est donc un vrai calvaire.

Heureusement, il est possible de convertir une séquence VFR en CFR (constant framerate) grâce à des outils comme Handbrake.

Finalement, pour diverses raisons, on se donne rendez-vous un peu plus tard pour tout ré-enregistrer. Après quelques tests, puis beaucoup de debugging, je parviens à récupérer le son via Debut. Merci a passage à Flash qui poursuit son oeuvre d’ingérance dans la vie de tout écosystème autrement sain depuis deux décennies.

Ce soir-là, nous terminons donc d’enregistrer après minuit, plutôt contents de nous. Le lendemain, c’est la désillusion : le son craque régulièrement. Ce tournant dramatique vient fortemment impacter l’enthousiasme qui m’animait à l’idée de passer à la phase d’édition. De surcroit, le logiciel diabolique semble avoir récupéré le micro de ma webcam alors que c’est bien l’entrée qui est utilisée dans les autres séquences et mes autres vidéos qui était selectionnée.

Bref, rien à faire de ce côté. Est-ce que la production de ce premier podcast est parfaite ? Certainement pas. Est-ce que le contenu est pertinant et d’une qualité satisfaisante pour répondre au sujet et venir en aide au public visé ? Carrément !

Après de longues heures d’édition (même s’il y a beaucoup, beaucoup moins de travail que sur une vidéo plus travaillée, la durée très importante de l’émission entraine forcément un investissement en temps conséquent par rapport à la « valeur ajoutée » par la phase de post-production), de rendu, et d’upload, je publie donc ce tout premier podcast.

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